Laetitia Avia : "Mila est devenue le symbole de la fin de l’impunité pour le cyber-harcèlement"

Affaire Mila : 11 de ses cyber-harceleurs ont été condamnés à de la prison avec sursis. Laetitia Avia, députée LREM de Paris et porte-parole d’En Marche, était l’invitée de Philippe David le 8 juillet dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10. 

L'adolescente Mila au tribunal de Paris, le 2 juin 2021 (Bertrand Guay - AFP/Archives)

"C’est vraiment un tournant dans le cyber-harcèlement"

Onze personnes ont été condamnées pour cyber-harcèlement à des peines allant de 4 à 6 mois de prison avec sursis. Ces peines sont-elles suffisantes ? "Il ne m’appartient pas de discuter des décisions de justice, estime Laetitia Avia, députée LREM de Paris et porte-parole d’En Marche. Mais ces peines existent. C’est vraiment un tournant dans le cyber-harcèlement, où la règle était l’impunité."

"Des sanctions ont été prononcées, insiste Laetitia Avia. Certes, Mila a été la victime de dizaines de milliers de messages haineux et de menaces de mort. Tous ne sont pas condamnés aujourd’hui. Mais ce qui est important, c’est que chacun sache que si jamais il s’adonne à ce genre de pratique illégale, il peut passer devant le juge et être condamné."

"Mila est devenue malgré elle le symbole de la liberté d’expression"

À partir de quel moment le cyber-harcèlement est-il caractérisé ? "De la même manière que le harcèlement tout court, résume la députée LREM de Paris. Dès lors qu’il y a une atteinte grave ou répétée ou un raid numérique, que plusieurs personnes y concourent ensemble. Nous avons complété au maximum l’arsenal législatif pour mettre fin à l’impunité, que des sanctions soient prononcées, créé un parquet numérique qui a permis d’identifier ces personnes et de les poursuivre."

"Mila est devenue malgré elle le symbole de la liberté d’expression, estime Laetitia Avia. Là, elle est devenue par son action, par son refus de renoncer, le symbole de la fin de l’impunité, et je m’en réjouis pour elle." Les plateformes de réseaux sociaux, à commencer par Twitter, font-elles tout leur possible pour éviter le cyber-harcèlement ? "Aucune ne peut se féliciter de sa politique de modération. Hier, une décision de justice était rendue contre Twitter, qui va devoir communiquer ses moyens de modération. Nous n’avons pas grand chose pour évaluer leur véritable investissement en la matière. Un texte voté cet été devrait obliger les plateformes à mettre les moyens nécessaires pour protéger leurs utilisateurs."

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