Cour administrative d'appel : "le maire de Montpellier soupçonne une prise illégale d’intérêts"

La ville de Montpellier porte plainte contre la Garde des Sceaux Nicole Belloubet pour prise illégale d'intérêts sur la nouvelle Cour administrative d'appel.

Philippe Saurel, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, à 8h10, dans "C'est à la une". © AFP

Philippe Saurel, le maire de Montpellier, reproche à la ministre de la Justice d’avoir porté son choix (infondé, selon lui) sur Toulouse pour faire construire la nouvelle Cour administrative d'appel. Et cela, au préjudice de la ville de Montpellier. Pour expliquer pourquoi il y voit une prise illégale d'intérêts, Philippe Saurel a été l'invité de Patrick Roger le 27 janvier 2020 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"La méthode qui est assez déplaisante"

"Je considère que cette décision n'est pas totalement légalement prise. C'est le Conseil d'État qui doit statuer. C'est injuste à l'intérêt général des populations puisque pas moins de 12.000 dossiers sont traités dans les Cours d'appel de Montpellier et de Nîmes, et à peine 7.000 sur Toulouse.

C'est surtout la méthode qui est assez déplaisante. Le Conseil d'État, qui était venu à plusieurs reprises à Montpellier, nous avait indiqué que la décision serait prise au moins de juin après une étude fouillée des sites possibles. Pas de réponse en juin. Il a fallu attendre le lendemain des investitures En Marche pour s’apercevoir que le maire de Toulouse qui, lui, avait accepté le soutien du parti, s’est vu octroyer la Cour d’appel", a déclaré Philippe Saurel.

"Dans cette affaire, il y a beaucoup de conflits d’intérêts"

Philippe Saurel a ensuite évoqué les conflits d’intérêts qui seraient présents dans cette affaire. "Il ne faut pas oublier que madame Belloubet a été première adjointe à Toulouse, qu’elle a été largement impliquée dans des affaires politiques, et elle l’est encore puisqu’elle est candidate aux élections régionales de 2021. Lorsqu’un élu vote une subvention et que dans le conseil d’administration de cette société il a un membre de sa famille, il est tout de suite mis en examen. Vous voyez la différence ? C’est tout à fait injuste.

Le groupe d’études qui a travaillé sur les deux dossiers a été choisi soigneusement par Madame Belloubet. Et il est situé à Blagnac, à côté de Toulouse. C’est lui qui s’occupe de toute la métropole toulousaine, comme par hasard. Mais surtout, sur son site il est mentionné que le coût des travaux à Montpellier est inférieur au coût des travaux à Toulouse. Elle a donc menti".

 

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