Blagnac: le preneur d'otages, "instable", déjà connu par les policiers

Le tabac-presse-PMU à Blagnac, pendant la prise d'otage
Le tabac-presse-PMU à Blagnac, pendant la prise d'otages - Christine Bouillot / Sud Radio

Après la prise d’otages mardi-soir dans un tabac-PMU de Blagnac près de Toulouse,  on commence à en savoir un peu plus sur le profil du jeune homme qui a séquestré  quatre femmes dans ce commerce, pendant près de cinq heures: la propriétaire, sa fille, et deux employées. Les hommes du RAID, après des heures de négociations, finiront par convaincre Yanis, 17 ans, de se rendre. L'enquête a débuté avec son placement en garde à vue , pour tenter de comprendre ce qui a motivé son geste.

Reportage Sud Radio de Christine Bouillot

Sur la vidéo tournée par le jeune forcené portable en main, on le voit marcher dans le commerce en donnant un début d'explication confuse: "Pour info, j'ai été recruté par une milice, qui s'appelle... vous le verrez dans les prochains jours". Dans sa main, une arme de poing factice, qu'il utilise à deux reprises pour faire reculer les policiers.  On le voit ensuite accompagner les quatre otages à l'étage, sans violence, sans cri et sans menaces.

Instable, voire dépressif

La mère de Virginie est la propriétaire du bureau de tabac, où travaille également sa sœur: "C'était quelqu'un de très calme, de très posé". Du preneur d'otage, elle retient "sa jeunesse, son inexpérience..." La buraliste va consigner tous les détails de ses heures de séquestration dans un petit carnet remis aux enquêteurs. Le mobile de ce geste reste encore flou en ce début d'enquête: déjà connu pour des faits de violence et de vol, il dit avoir agi pour la cause des gilets jaunes, mais plusieurs témoignages concordent pour dire qu'il était instable voire dépressif.

Déjà connu par la police municipale

Un homme le connait bien: Bertrand Callas, policier municipal de la ville de Blagnac: le jeune preneur d'otage n'a pas le profil du caïd, selon lui, même s'il avait déjà été interpellé à "mettre le feu à de la paille près d'habitations".

Il avait commis une ou deux infractions - témoignage d'un policier municipal:

 

 

Dernier détail illustrant ce qui ressemble à un coup de folie: le jeune forcené est venu de chez lui avec un simple vélo électrique pliable, qu'il a soigneusement garé devant le magasin avant d'y entrer.

Les rubriques Sudradio