• Élections de mi-mandat : Donald Trump pourrait perdre sa majorité au Congrès

    Soumis par Jeremy Jeantet le Mardi 6 novembre 2018 à 10:05
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    Les élections de mi-mandat vont renouveler une bonne partie des Parlementaires américains. Pour l'instant majoritaire dans les deux chambres, Donald Trump pourrait, en cas de basculement, se retrouver dans l'incapacité de mettre en œuvre ses promesses.

    C’est un vote avec enjeu, même si Donald Trump a essayé d’installer cette idée qu’il n’y en avait pas dans la tête des Américains.

    Il existe deux Assemblées aux États-Unis, la Chambre des Représentants et le Sénat, les deux formant le Congrès. Les Républicains contrôlent les deux chambres du Congrès. Ils ont une majorité de 235 sièges contre 193 pour les Démocrates à la Chambre des Représentants et 51 contre 49 au Sénat.

    Ce qui signifie que Donald Trump n’a pas d’opposition pour l’instance, ce qui lui a permis de faire voter la plupart des textes qu’il avait en tête depuis deux ans.

    Lors de cette élection, l’intégralité des membres de la Chambre des Représentants remettent leur mandat en jeu. Ce sont en réalité 30 sièges qui sont encore indécis, les autres étant déjà plus ou moins acquis par des membres de chaque camp.

    Plusieurs scrutins individuels sont regardés de très près. Selon des sondages, les Démocrates ont à peu près 90 chances sur 100 de renverser la Chambre des Représentants en leur faveur. Le Sénat ne bougerait qu’à la marge, puisque seuls 35 sénateurs sur 50 sont concernés par l’élection.

    Ça veut dire que Donald Trump pourrait perdre le Congrès ce soir.

    Pour l’instant, les sujets économiques n’ont pas été les plus discutés au Congrès. C’est quelque chose qu’on a du mal à comprendre en France puisque le système n’est pas le même. La principale question, actuellement, c’est la guerre commerciale avec la Chine. C’est justement un sujet qui échappe aux Parlementaires.

    La conjoncture reste bonne. Le chômage est au plus bas. La croissance est au plus haut, même si elle commence à montrer des signes de retournement.

    Le vrai sujet, qui dépend du Congrès, tient à la baisse des impôts. Trump a pour l’instant baissé les impôts des grands groupes. Il a promis de baisser ceux des classes moyennes. Mais ce n’est pas encore fait et s’il perd la majorité au Congrès, il ne pourra pas appliquer cette promesse sur laquelle il s’est fait élire.

    Il y a un deuxième sujet dont on parle peu, c’est le déficit budgétaire américain qui se creuse de mois en mois à cause des baisses d’impôts et du ralentissement de la croissance. Donald Trump a l’air de s’en moquer comme de l’an 40, mais rapidement, l’État fédéral pourrait se retrouver en situation de blocage, le shutdown, si le déficit est trop important. Et seul le Congrès peut débloquer la situation, sauf s’il a envie d’entamer une guerre avec Donald Trump. Ce serait la pire des situations pour la Maison Blanche, pour les États-Unis, et même pour nous.

     

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  • Arrêtez de tirer sur les journalistes !

    Soumis par Lorraine Rdd le Vendredi 2 novembre 2018 à 08:37
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    ARRÊTEZ DE TIRER SUR LES JOURNALISTES !

    C’est aujourd’hui, outre le jour des défunts, la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes. Des journalistes assassinés dont on parle d’autant plus ces derniers temps avec l’assassinat de Jamal Khasshogi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul

    ARRÊTEZ DE TIRER SUR LES JOURNALISTES ! 

    Oui arrêtez de tirer sur les journalistes que d’aucuns se plaisent sur les réseaux sociaux à qualifier de plumitifs, du journaleux, de journalopes quand ce n’est pas de pourris ou d’ordures puisque chaque année, faut-il le rappeler, des journalistes meurent pour vous informer

    ARRÊTEZ DE TIRER SUR LES JOURNALISTES ! 

    Oui et ils ne meurent pas seulement assassinés comme Jamal Khasshogi ou Anna Politkovskaya, ils meurent aussi en reportage pour décrire aux citoyens les guerres qu’ils suivent comme en Syrie, au Mali ou en Afghanistan. Ils sont aussi parfois otages, on se souvient des journalistes français otages au Liban il y a plus de 30 ans. Ils sont parfois aussi prisonniers pour délit d’informer qui est un crime aussi grave dans certains pays que le délit d’opinion

    ARRÊTEZ DE TIRER SUR LES JOURNALISTES ! 

    Rappelons qu’en 2017 65 journalistes ont été tués, 2 ont disparu, 54 étaient otages et 326 emprisonnés bref journaliste est un métier dangereux mais un métier sans qui il n’y a pas de démocratie alors, s’il vous plait en cette journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, espérons que ces crimes ne soient plus impunis et

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  • Les Brésiliens avaient de bonnes raisons de voter Bolsonaro !

    Soumis par Lorraine Rdd le Mardi 30 octobre 2018 à 10:40
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    LES BRÉSILIENS AVAIENT DE BONNES RAISONS DE VOTER BOLSONARO !

    Depuis la victoire de Bolsonaro avec une large majorité démocratique, plus de 55% des brésiliens ont voté pour lui, on nous annonce comme on l’a fait en Italie avec l’arrivée de Salvini ou aux USA, avec la victoire de Trump, la mise en place d’une dictature dans ce pays, dictature qui n’est d’ailleurs de mise ni à Washington ni à Rome

    LES BRÉSILIENS AVAIENT DE BONNES RAISONS DE VOTER BOLSONARO !

    Oui et, n’étant pas brésilien, je ne me permettrai pas de juger le vote de ce peuple souverain mais je peux comprendre leur vote. Bolsonaro a promis de mettre fin à l’insécurité ? C’est bien le minimum dans un pays dans lequel il y a eu en 2016, 7 meurtres par heure. De 2006 à 2016, 553 000 personnes ont été assassinées dans ce pays et on peut comprendre que les brésiliens en aient marre de cette insécurité. Le taux d'homicides atteignait en 2016 28,6 pour 100.000 largement au-dessus des 10/100.000, considéré par l'ONU comme le seuil de violence endémique.

    LES BRÉSILIENS AVAIENT DE BONNES RAISONS DE VOTER BOLSONARO !

    Une autre bonne raison est la corruption endémique des dirigeants brésiliens de droite comme de gauche. Lula dort en prison puisqu’il a été condamné à 12 ans de prison pour corruption dans le scandale Petrobras, ce qui ne l’empêchait pas d’envisager se présenter à la présidentielle tout comme son vainqueur de la présidentielle de 1989, Fernando Collor de Mello, déchu de ses droits civiques pour huit ans par le sénat pour corruption passive et qui envisageait lui aussi de se présenter.

    LES BRÉSILIENS AVAIENT DE BONNES RAISONS DE VOTER BOLSONARO !

    Car si on ajoute au cocktail explosif insécurité et corruption une récéssion économique comme en a vécu le Brésil, on comprend mieux le vote des brésiliens même si les médias français ne comprennent pas. Finalement Bertold Brecht avait raison quand il disait : "si le peuple vote mal, il faut changer le peuple !" . Alors même si les propos homophobes, racistes et sexistes de Bolsonaro sont indéfendables et qu’on peut légitimement avoir peur de lui, je le répète seul contre tous

    LES BRÉSILIENS AVAIENT DE BONNES RAISONS DE VOTER BOLSONARO !

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  • Le Bouthan, un pays unique au monde

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 24 octobre 2018 à 09:59
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    Alors que l’on parle beaucoup du réchauffement climatique, il existe un pays dont le bilan carbone est négatif, c’est le Bouthan. 

    Tout le monde lorgne ce petit pays montagneux de la taille de la Suisse, entre l’Inde et la Chine, le seul au monde à afficher un bilan carbone négatif grâce à ses belles forêts qui recouvrent 72%. Résultat le Bouthan absorbe trois fois plus de dioxyde de carbone qu’il n’en produit. Une situation unique au monde. Même si on y voit malgré tout les conséquences du réchauffement climatique, fonte de glaciers, maladies transmises par les moustiques etc...Mais ce pays réputé pour son fameux indice de "bonheur national brut" a une véritable politique environnementale dont nous ferions bien de nous inspirer. La Constitution impose qu’au moins 60% de la superficie du Bhoutan soit occupée par des forêts, pour limite les activités agricoles et le commerce du bois.

    Le Bouthan est connu aussi pour sa gestion du tourisme. En effet, pour éviter les dévastes du tourisme de masse, on doit payer 250 dollars par jour et par personne en haute saison. Cela permet d’offrir gratuitement toutes les visites des temples mais surtout de protéger le pays d’un trop grand nombre de visiteurs. Le Bouthan ça se mérite ! Et justement aujourd’hui sort un film qui vous emmène au Bouthan, Dakini. Un film d’une des rares femmes cinéastes au Bouthan, Dechen Roder, qui nous fait voyager dans des paysages magnifiques et préservés, les fameuses montagnes de ce pays hors du temps. Ce film est une enquête policière avec comme suspecte, une femme que les villageois considèrent comme une sorcière, une dakini. Les Dakini étaient les femmes bouddhistes sages et éveillées au pouvoirs multiples, mi humaines mi divines, cela veut dire "femme qui voyage" ou "celle qui va dans le ciel". On y voit vraiment le Bouthan moderne avec ses immeubles, ses routes, ses iphones et le Bouthan de la tradition avec ses mystères, sa spiritualité et ses paysages magiques. 2h de grand voyage !

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  • Le sanguinaire Mohammed Ben Salman

    Soumis par Lorraine Rdd le Vendredi 19 octobre 2018 à 11:32
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    L’affaire Khashoggi prend de l’ampleur dans le monde, au fur et à mesure qu’on découvre ce qui s’est passé le 2 octobre au consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul.

    Qui est Jamal Khashoggi ? C’est un opposant au prince Ben Salman devenu éditorialiste au Washington Post, une personne très en vue donc lié avec les think-thank américain. Sauf que, le 2 octobre lorsqu’il se rend au consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul, il n’en ressortira. C’est là, que l’on apprend qu’il a été tué d’une façon sordide : découpé à la scie ! Une histoire délirante, qui jette un jour nouveau sur Mohamed Ben Salman qui était la coqueluche de la presse occidentale il y a encore un an car il représentait la modernité, la fin du wahhabisme et il avait autorisé les femmes à conduire, quelle modernité ! On se souvient quand même qu’il avait détenu le premier ministre libanais, pour le contraindre à démissionner. C’est Emmanuel Macron qui avait dû calmer le jeu. En fait, on s’aperçoit que c’est un sanguinaire qui pensait qu’il allait pouvoir se permettre de faire trucider de façon ignoble sans penser qu’il allait froisser ses alliés.

    Alors oui, des assassinats politiques, il y en a eu et même sur le sol français. Seulement, quand ce sont les Russes qui empoisonnent leurs ennemis, le monde hurle ! Mais quand c’est Mohamed Ben Salman, là on regarde ses chaussures. Car il y a un problème derrière : l’alliance Etats-Unis – Israël – Arabie Saoudite qui bouscule totalement la géopolitique depuis quelques mois. Cette alliance semble contre-nature mais en fait ils ont un ennemi commun : l’Iran. Et l’Arabie Saoudite a décidé de s’imposer comme une puissance régionale grâce à ses pétrodollars. Souvenez-vous là aussi que la France s’était retrouvée piégé ! Emmanuel Macron qui voulait apparaître comme indépendant a été obligé, quand Donald Trump et Mohamed Ben Salman ont claqué des doigts, d’aller bombarder la Syrie pour montrer que nous étions des alliés fervents.

    Et là, comme d’habitude, on entend pas beaucoup la France ni l’Europe. Pourquoi ? Parce qu’ils sont tenus par les pétrodollars et les investissements. Mohamed Ben Salman, attire et achète tout le monde et la France comme l’Europe sont incapables de peser dans ce jeu géopolitique qui, hélas, nous dépasse.

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  • En sanctionnant la Hongrie, le Parlement européen a, enfin, joué un rôle majeur

    Soumis par Jeremy Jeantet le Jeudi 13 septembre 2018 à 08:47
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    Le vote du Parlement européen contre le président hongrois, Viktor Orban, rappelle à la Hongrie qu'elle ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.

    La Hongrie ne peut pas appartenir à un grand ensemble, l’Europe, toucher ses subventions, utiliser la puissance de ce continent et faire comme bon lui semble dans les domaines qui touchent touchent justement aux valeurs démocratiques fondatrice de cette Europe.

    Toucher aux valeurs, c’est-à-dire à la liberté de la presse, pratiquer une politique xénophobe, ériger des murs anti-migrants, laisser libre cours à l’antisémitisme, à l’homophobie.

    En votant très largement pour activer cet article 7 et sanctionner la Hongrie, le Parlement européen a joué, enfin, un rôle majeur. À commencer par la droite, qui était attendue au tournant, et qui a largement lâché Orban.

    L’extrême-droite, elle, dénonce un vote qui irait à l’encontre des peuples. Mais il a bon dos, le peuple et on lui fait dire ce qu’on veut en fait.

    On nous parle de ce peuple qui tremblerait et se révolterait devant "l’invasion musulmane", parce que c’est bien cela, l'accusation des populistes. Sauf que si on regarde de près, le peuple ne dit pas cela.

    En France, il a préféré voter Macron plutôt que d’envoyer Le Pen à l’Élysée.

    En Italie, le peuple n’a pas mis Matteo Salvini au pouvoir. Sur son seul nom, le leader de l’extrême-droite ne pèse en réalité que 17 %.

    C’est le système parlementaire et le Mouvement 5 étoiles qui l’ont installé là où il est. Les Italiens ne sont pas devenus majoritairement des néo-fascistes. La moitié de ce pays a voté pour la droite et la gauche républicaine.

    En Suède, le peuple devait bombarder les néo-nazis à des hauteurs jamais vues. Ils atteignent péniblement 19 %. C’est beaucoup, mais on est loin des raz-de-marée annoncés.

    Oui, l’Europe est secouée par un questionnement identitaire, un questionnement social, une révolte même parfois.

    Mais il reste une vraie conscience des peuples sur les valeurs universelles.

    Pourtant c’est bien sur ce clivage que Macron va faire campagne : les progressistes contre les populistes .

    Et c’est une double erreur .

    D’abord parce que le progressisme n’appartient pas à une personne. De quel progressisme parlons-nous ? 

    Le progressisme social ? La gauche peut le revendiquer autant que Macron.

    Le progressisme économique ? La droite peut le revendiquer autant que Macron.

    Le progressisme sur la gestion des migrants ? Macron ne peut revendiquer aucun progressisme tant que la France refuse, en réalité, de prendre sa part dans la répartition.

    Ensuite, parce que ces mots n’ont pas de sens dans une élection européenne qui repose sur deux données rarement démenties : faible participation et élection défouloir.

    Faire campagne contre le populisme, qui est une notion aussi abstraite que lointaine, c’est vouloir dire "Moi ou le chaos". Et on sait comment les citoyens répondent à ce genre de question...

    À trop vouloir personnaliser ce scrutin qui n’a rien d’une présidentielle, pour devenir le 1er de la classe Europe, Macron s’expose à décrocher le bonnet d’âne en France.

     

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