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Une nouvelle rave-party illicite en Lozère : "Nos cultures sont menacées !"

Par La rédaction

Une nouvelle rave party s'installe en Lozère, malgré l'interdiction préfectorale. Les agriculteurs sont démoralisés.

rave party
Des participants à une rave party illégale à Montvalent, dans le Lot, le 9 mai 2025 (Ed JONES - AFP/Archives)

Des fêtards préparent une nouvelle rave party illégale, cette fois dans le sud-ouest, près de Paulhac-en-Margerie. Faut-il durcir les sanctions contre les organisateurs de ces événements non déclarés ? Une loi en préparation prévoit de faire passer de l’amende au délit le fait d’organiser une rave-party. Le matériel pourrait être saisi et les amendes passer à 30000 euros. Mais est-ce suffisant ?

Rave party : des parcelles agricoles saccagées

À Paulhac-en-Margerie, "les "teufeurs" sont déjà en place, regrette Patrice Boulet, agriculteur et adjoint de la commune de Paulhac-en-Margerie au micro de Jacques Cardoze, sur l'antenne de Sud Radio. Les agriculteurs se sont mobilisés pour bloquer les accès hier. Il y a déjà 400 véhicules sur place. Les personnes les laissent à droite ou a gauche, comme les accès sont bloqués, et se rendent sur place à pied."

"Ils ont déployé le matériel, et pour une petite partie des fêtards, la fête est commencé, sur des parcelles agricoles. Forcément, il y a des dégâts à la veille des récoltes. Ce sont des zones d’herbe, car nous sommes dans une zone d’élevage. Mais cela crée des dégâts importants. Ces parcelles ne sont pas utilisables."

10000 personnes attendues en Lozère

"Nous sommes à 1300 mètres d’altitude, et ce matin nous avons de la neige, ce qui est exceptionnel pour le mois de mai. Mais cela arrive. Il y aussi un risque pour les personnes, à cette altitude et avec ce temps." Le village a-t-il été au courant de cet événement ? "Un arrêté préfectoral interdisait tout rassemblement musical sur le département de la Lozère, rappelle Patrice Boulet, adjoint de la commune de Paulhac-en-Margerie sur l'antenne de Sud Radio. La préfecture et la gendarmerie nous ont prévenu, pour les aider à bloquer les accès."

"Il fallait être réactif, c’est un massif dangereux. Le but était que le moins de personnes possible se rendent sur le site. Le fait qu’il y ait vraiment eu un travail en commun avec la gendarmerie a permis de réagir." On attend 10000 personnes sur le site. "Nous sommes inquiets, il y a la partie dégâts pour les récoltes, mais aussi les déchets et leur ingestion par les animaux. Pour nous, c’est intolérable que des parcelles privées puissent être prises en otage et quasiment détruites."

Retrouvez "C'est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jacques Cardoze

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