Ouragan Irma : "La priorité : porter secours aux personnes et libérer les axes"

Image satellite de l'ouragan Irma, le 4 septembre 2017 ©HO-AFP
Image satellite de l'ouragan Irma, le 4 septembre 2017 ©HO-AFP

Guillaume Fresse, officier de communication de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris, explique le travail qui attend les secours qui accompagnent la ministre Annick Girardin à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, après le passage de l'ouragan Irma, qui a déjà fait 8 victimes selon un bilan provisoire sur les îles de Saint-Martin, Saint-Barthélémy et Barbuda.

Après le passage de l'ouragan Irma, qui a ravagé les îles de Saint-Barthélémy, Saint-Martin et Barbuda, faisant au moins 8 morts, 170 secouristes accompagnent la ministre des Outre-Mer Annick Girardin à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Parmi eux, 12 sapeurs-pompiers de Paris.

Le capitaine Guillaume Fresse, officier de communication de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris, était l'invité du Grand Matin Sud Radio, au micro de Patrick Roger, pour expliquer la tâche qui attend les secours sur place.

"À l'arrivée, il va falloir évaluer l'étendue des dégâts, parce que pour l'instant, on est à l'aveugle, même si on commence à avoir quelques retours, a-t-il expliqué. Il semblerait que la partie française de Saint-Martin a été particulièrement touchée." Le président du conseil territorial, Daniel Gibbs, a en effet indiqué il y a quelques heures que 95 % de l'île avait été détruite.

"L'une des priorités des équipes de secours, à leur arrivée, sera de s'organiser rapidement. Ensuite, ouvertures d'itinéraires, pour nous permettre de circuler et pouvoir porter secours aux personnes qui en ont besoin, recherches éventuelles de personnes, aide à la remise en conditions des bâtiments. Bien évidemment, la sauvegarde de la population est la priorité numéro 1", a précisé le capitaine Guillaume Fresse.

Si l'œil du cyclone s'est éloigné, la décrue attendue des inondations sera elle aussi facteur de risques : "Avec la décrue, il peut y avoir des courants violents qui peuvent emporter des personnes, des véhicules. C'est pour ça que nos équipes sont parties avec des moyens de pompage importants pour, effectivement, entamer les opérations de pompage dès qu'on pourra le faire. Mais la première phase de la manœuvre, c'est de faire le constat de l'étendue des dégâts. Qu'est-ce qui nous attend ? Qu'est-ce qu'on aura à faire ? Ensuite, il faudra se mettre en ordre de bataille pour organiser les secours."

Écoutez l'interview du capitaine Guillaume Fresse, officier de communication de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris, invité du Grand Matin Sud Radio

 

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