"On est à un enfant sur deux qui ne sait pas nager"

Les sauveteurs sont en alerte à Marseille où la première vague de touristes est attendue le week-end du 3 juillet 2021. Reportage de Lionel Maillet.

Une hausse des noyades est à craindre cet été sur les plages comme dans les plans d'eau et piscines. (Nicolas Tucat / AFP)

Bison Fûté a classé rouge le premier week-end de juillet 2021 à cause des départs en vacances, notamment à destination du Sud et de la mer. Les autorités sont en alerte : dans l’Hérault, des noyades mortelles ont déjà eu lieu. Reportage de Lionel Maillet.

 

 

"Je fais attention quand je suis à côté des rochers, des vagues… ça peut être dangereux"

Les autorités appellent à la plus grande vigilance et conseillent aux baigneurs de privilégier les plages surveillées comme la plage des Prophètes, à Marseille, où, jeudi 1er juillet 2021 en milieu de matinée, de nombreuses familles étaient installées. "Je fais attention quand je suis à côté des rochers, des vagues… ça peut être dangereux", explique l’un des enfants présents. Sa mère souligne qu’il "a 9 ans" et qu’elle "a pris le temps, jusqu’à maintenant, de lui apprendre à ne pas aller où il n’a pas pied, faire attention au courant".

 

"La personne qui se noie, ne va pas faire de bruit, ne va pas énormément s’agiter"

Le risque de noyade est accru cet été 2021 : les enfants, avec la crise sanitaire, n’ont pas eu de cours de natation. "Certains peuvent survivre dans l’eau, c’est le terme qu’on va employer : survivre", précise un des maîtres nageurs. "Mais sur le savoir nager, on est à un sur deux qui ne sait pas nager."

Un manque de connaissances qui se retrouve aussi chez les seniors, dont un sur trois ne sait pas nager. Or, pour les sauveteurs, repérer l’accident est encore plus compliqué : "la personne qui se noie, ne va pas faire de bruit, ne va pas énormément s’agiter, donc il faut être très attentifs".
"La personne âgée va vouloir faire une petite planche, donc elle va boire de l’eau, elle va faire le malaise, elle coule."

 

"C’est le problème de la Méditerranée, qui passe pour être une mer très très calme"

Le major Philippe Brunetti, responsable de l’unité de sécurité du littoral à Marseille, tient à rappeler l’intérêt de ne pas se baigner ailleurs que sur les 15 plages surveillées de la cité Phocéenne. "C’est le problème de la Méditerranée, qui passe pour être une mer très très calme, donc les gens sont en confiance très très rapidement", explique-t-il. "Ils vont nager au large et c’est là qu'arrive un malaise, un problème, une crampe… et c’est irréversible."

 

 

Si à Marseille six noyades ont été enregistrées, aucune n’a été mortelle. Mais la première vague de touristes, attendue ce week-end du 3 juillet 2021, inquiète.