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Maya Akkari : "L’article du Parisien sur le quartier Pajol-Chapelle est une caricature"

Par Benjamin Jeanjean

Invitée ce lundi du Grand Matin Sud Radio, Maya Akkari, maire adjointe PS à la politique de la ville du 18ème arrondissement de Paris, est revenue sur la politique déclenchée par un article du Parisien sur le quartier Pajol-Chapelle.

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Les femmes sont-elles devenues persona non grata dans le quartier Chapelle-Pajol du 18ème arrondissement de Paris ? C’est en tout cas ce que laisse entendre un article récent du Parisien, qui a depuis suscité de nombreuses réactions. Invitée ce lundi du Grand Matin Sud Radio, l’adjointe au maire (PS) de l’arrondissement, Maya Akkari, est revenue sur ce dossier brûlant.

"C’est un quartier où il y a un grand nombre de migrants qui arrivent depuis des mois de la gare du Nord. Il y a effectivement une forte présence masculine mais l’article du Parisien est une caricature, il est exagéré. Les femmes circulent, vont et viennent. Samedi soir, j’étais à une pièce de théâtre au 28, boulevard de la Chapelle, je suis sortie, je suis allée au métro, etc. Il est certes vrai que certaines femmes peuvent avoir été harcelées verbalement, il y a une présence masculine inquiétante, des problématiques d’espace public (vente à la sauvette, alcool, drogue, etc.). Nous nous battons depuis des mois avec Éric Lejoindre (Ndlr : maire du 18ème arrondissement de Paris) et la maire de Paris pour faire changer les choses, et nous continuerons à le faire", a-t-elle indiqué.

"Babette de Rozières et Valérie Pécresse, on aurait voulu les voir avant"

Le centre d’accueil de migrants créé fin 2016 dans le quartier est-il responsable de cette situation ? Pour Maya Akkari, la situation est plus complexe. "Ce n’est pas le quartier qui accueille le centre puisqu’il est situé à la porte de la Chapelle, à l’extrémité nord… Vous savez, le quartier de la Chapelle c’est 35 000 habitants. On a fait la bulle d’accueil des migrants au nord de la Chapelle car les migrants arrivent gare du Nord et traversent la rue Marx-Dormoy", précise-t-elle.

Alors que les réactions d’indignations sur des actes sexistes se sont enchaînées ces derniers jours, l’adjointe au maire met les choses au clair. "Depuis hier soir, j’ai eu des centaines de trolls sur Twitter, des propos racistes. Il y a une grande part de manipulation en cette période électorale. Vous avez vu à la télé que la candidate de la droite, Babette de Rozières, était très présente sur le terrain avec Valérie Pécresse. On aurait voulu les voir avant", a-t-elle affirmé.

Retrouvez ici l’intégralité de l’interview de Maya Akkari dans le Grand Matin Sud Radio

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