Lot-et-Garonne : Vanessa, 14 ans, violée et tuée par un récidiviste

Annie Gourgue, de l’association de défense et de protection de l’enfant 'La Mouette', revient sur l'affaire du meurtre de la jeune Vanessa.

L’homme de 31 ans a donc avoué le viol et le meurtre de la petite Vanessa. Il venait d’avoir un enfant avec sa compagne et avait été condamné à l’âge de 15 ans pour une précédente agression. Quid du suivi des délinquants afin d’éviter la récidive ?

Meurtre de Vanessa : "Ce n'est pas une pulsion"

"Oui, c’est surtout la question de la prévention et de la surveillance , estime Annie Gourgue, présidente fondatrice de l’association de défense et de protection de l’enfant 'La Mouette'. Si le maire de Tonneins n’avait pas eu l’idée de mettre des caméras auprès des établissements scolaires, à ce jour, nous chercherions encore cette petite et ne saurions pas qui est ce triste individu."

"Que l'on ne me dise pas que c'est une pulsion. Il a la journée pour choisir la personne et le moment qu’il souhaitait. Les caméras vont se révéler indispensables. Je suis à l’association 'La Mouette' depuis sa création avec sa créatrice. Et le fait est qu’elle est devenue sénatrice. Nous avons demandé de poser la question mercredi : il faut des caméras de surveillance près des établissements scolaires, que ce soient les maternelles, les collèges ou les lycées."

 

Aucun suivi des délinquants sexuels

La ville de Tonneins compte 28 caméras. Cela a permis d’arrêter le coupable, pas d’empêcher le meurtre et l’agression sexuelle. Quid du suivi des délinquants sexuels ? "Il n’y a pas de suivi, résume Annie Gourgue, présidente fondatrice de l’association de défense et de protection de l’enfant 'La Mouette'. Il faut maintenant être très dur dans les jugements. Ce monsieur avait 15 ans quand il a commencé."

"Je voudrais d’abord qu’il y ait un jugement sévère. Pas seulement un rappel à la loi et de la prison avec sursis. Pas qu’ils fassent trois ans quand ils sont condamnés à cinq, et libérés pour bonne conduite. Quand il sortent, qu’ils portent un bracelet. Pour avoir assisté à nombre de procès d’assises pour des viols et enlèvements d’enfants, j’ai entendu les experts criminologues dire : 'il l’a fait une fois, il recommencera'."

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