La justice valide la reprise de l'entreprise GM&S par GMD 

La justice valide la reprise de l'entreprise GM&S par GMD 
L'usine GM&S dans la commune de la Souterraine (Creuse) © Pascal Lachenaud / AFP

Après plusieurs semaines d'incertitude, la justice a finalement validé ce jeudi la reprise de l'entreprise GM&S par GMD.

Bien qu'attendue, la décision tardait à être entérinée jusqu'à présent devant l'incapacité de la justice à trancher sur ce dossier ô combien sensible. Cette fois, c'est désormais acté, le tribunal de commerce de Poitiers a validé l'offre de reprise de l'équipementier automobile creusois GM&S par l'emboutisseur stéphanois GMD.

Déposée le 29 juin dernier, l'offre ne prévoit la sauvegarde que de 120 emplois sur les 277 que compte le site de la Souterraine (Creuse), au grand dam des salariés et des représentants syndicaux, qui n'ont eu de cesse de dénoncer le sort réservé au 157 employés restants. Interrogé par notre envoyé spécial Christophe Bernard, Pascal - 36 ans de boîte - ne peut que constater les dégâts mais, bien que déplorant l'échec du combat "pour l'emploi" qui "n'a pas bougé", lui et ses collègues continueront de se battre pour qu'aboutissent les revendications portant sur la "supra-légale". Il espère donc désormais obtenir gain de cause concernant les "indemnités" de licenciement.

Bien avant que le verdict ne soit annoncé, le maire PS de la Souterraine, Jean-François Muguay, avait déjà confié son inquiétude au micro de Sud Radio, évoquant notamment des perspectives d'avenir des salariés qui vont perdre leur emploi. "Les gens sont inquiets, ils n'ont pas attendu leur lettre de licenciement et ils ne savent pas non plus quel sera leur sort", a-t-il déclaré déplorant qu'il "sera difficile (pour eux) de retrouver un emploi" dans cette région sinistrée. Un brin fataliste, l'élu socialiste veut tout de même croire en un regain de l'activité de l'entreprise sous la houlette d'Alain Martineau (patron de GMD), "qui semble être un vrai industriel", afin que l'entreprise retrouve son influence d'antan et qu'elle "embauche" de nouveau.

 

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