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Claude Moniquet : "Dès que quelque chose d’hors-norme se passe, on pense au terrorisme"

Par Benjamin Jeanjean

Invité du Grand Matin Sud Radio ce mardi, le directeur du centre européen d’intelligence stratégique et de sécurité, Claude Moniquet, revient sur un contexte sécuritaire pesant de nos jours.

Illustration : policiers en faction

Au moins 22 morts et 59 blessés, selon le dernier bilan officiel. La nuit dernière, Manchester et le Royaume-Uni ont vécu un cruel drame avec l’explosion d’un engin explosif aux abords d’une salle de concert, juste après une prestation de la star américaine Ariana Grande. Alors que Theresa May a évoqué un "acte terroriste épouvantable", cet attentat arrive deux mois seulement après l’attaque du Parlement de Londres qui avait fait 3 morts et de nombreux blessés. Un contexte sécuritaire qui dépasse les frontières, le gouverneur de New York ayant dans la foulée annoncé de nouvelles mesures de sécurité.

"Rappelez-vous qu’à New York, il y a eu cet accident il y a quelques jours, avec une voiture folle sur Times Square qui a tué une personne et en a blessé une vingtaine d’autres. Immédiatement, le spectre du terrorisme revient. On est dans une période où dès que quelque chose d’hors-norme se passe, on pense d’abord au terrorisme. Et quand un attentat se produit, on pense immédiatement à la possibilité d’avoir des répliques, dans le pays ou à l’étranger", explique au micro de Sud Radio Claude Moniquet, directeur du centre européen d’intelligence stratégique et de sécurité.

"Très difficile à détecter"

Invité du Grand Matin Sud Radio ce mardi, ce dernier explique pourquoi ce type d’attentat est très difficile à anticiper lorsqu’il est commis par des personnes vivant déjà sur le territoire national. "On n’est pas du tout dans le cadre du Bataclan où il y avait d’abord eu une attaque à l’arme de guerre. Là, on est plus sur une utilisation immédiate d’explosifs, très probablement par un kamikaze. Cela nous évoque les attentats de Londres et les attentats-suicide qu’on voit presque quotidiennement se produire au Moyen-Orient. (...) Ce genre d’attaques est particulièrement difficile à contrer parce que lorsqu’on fait face à quelqu’un qui vient de l’étranger, il peut être connu et on peut espérer repérer ses communications et déplacements. Mais si l’ennemi est déjà à l’intérieur et qu’il agit a fortiori seul ou avec un tout petit réseau familial comme l’avait fait Mohamed Merah en France, ça devient tout de suite très difficile à détecter", explique-t-il.

Retrouvez ici l’intégralité de l’interview de Claude Moniquet lors du Grand Matin Sud Radio.

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