Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, comment va la planète ? » Bonjour Nicolas Perreira.
- Bonjour Maxime.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
- Comme d'habitude, « Comment va la planète ? » avec vous justement pour essayer d'évoquer les solutions concrètes qui participent à la fameuse transition écologique.
- Et aujourd'hui, les grands défis de l'agriculture et comment l'entreprise, les nouvelles fermes dont vous allez nous parler, pourraient en réalité représenter une des pistes d'avenir, c'est ça ? Absolument. En commençant peut-être par le tableau d'ensemble, Maxime, l'agriculture traditionnelle est à la croisée des chemins.
- Son impact sur le climat est assez lourd.
- Les systèmes agroalimentaires au global, c'est-à-dire la production, le transport et la transformation, représentent environ un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
- On l'évoquait dans une précédente chronique.
- En 2022, ces émissions provenant des systèmes agricoles et alimentaires ont atteigné 16,2 milliards de tonnes d'équivalent de CO2 en émissions.
- Et ça ne s'arrête pas là. L'agriculture consomme également énormément d'eau.
- Évidemment, on estime que 70% des prélèvements mondiaux d'eau douce sont utilisés par le secteur agricole.
- Tous ces chiffres sont issus de différents rapports de la FAO, l'organe des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation.
- Si on revient en France maintenant, sur le plan national, l'agriculture reste un gros contributeur.
- Elle représentait en 2023 76,3 millions de tonnes d'équivalent de CO2, soit 20% des émissions totales nationales tout de même.
- Donc ce n'est pas négligeable.
- Et ajoutons à cela l'enjeu de la sécurité alimentaire, le changement climatique.
- On le voit et on l'entend de plus en plus, menace la productivité des cultures avec des risques de sécheresse, d'événements extrêmes et donc de baisses de rendement qui mettent certaines régions en vulnérabilité.
- Donc le modèle agricole, aujourd'hui, il est mis à rude épreuve.
- Et justement, des solutions émergent dans ce contexte.
- Et parmi elles, les nouvelles fermes qui fait reposer son modèle sur l'aquaponie et l'agriculture hors sol.
- Est-ce que vous pouvez nous en dire davantage ? Parce que je ne suis pas sûr qu'à 7h47 ce matin, beaucoup de gens soient totalement experts sur l'aquaponie, mon cher Nicolas.
- Oui, alors nous partons près de Bordeaux aujourd'hui à la découverte de l'entreprise Les Nouvelles Fermes, qui combine la culture de plantes et l'élevage de poissons dans un circuit fermé, optimisant l'usage des ressources et notamment de l'eau.
- C'est une forme d'agriculture urbaine durable, plus efficace et plus circulaire.
- En résumé, vous avez donc des plantes qui sont cultivées en dehors de la terre, sur un circuit en eau, qui est lui fermée et alimente des bassins de poissons.
- Voici quelques chiffres clés qui donnent à réfléchir.
- Sur leur ferme de Mérignac, la première, la plus importante en activité, c'est 90 à 95% d'eau économisée par rapport à l'agriculture traditionnelle.
- C'est évidemment colossal.
- Mais ce n'est pas tout, cette même ferme consomme 4 à 5 fois moins d'énergie qu'une exploitation classique équivalente.
- C'est effectivement très impressionnant, mais en face, quel est le niveau de production associé justement à ces économies qui sont là aussi très importantes ? C'est là que se situe le point le plus intéressant à mes yeux, parce que quand on s'intéresse au rendement, c'est très impressionnant.
- Jusqu'à 10 fois plus de production.
- Par exemple, certaines blettes cultivées peuvent atteindre plus de 24 kg par mètre carré par an.
- Alors ça ne parle pas comme ça, mais en terre, on est plutôt autour de 2 à 3 kg par an.
- Cela se vérifie aussi sur la qualité nutritionnelle, équivalente voire meilleure qu'une culture en terre, en raison notamment de la maîtrise parfaite des nutriments apportés aux plantes.
- Sur la ferme de Mérignac, toujours.
- Ce que j'évoquais tout à l'heure, en 6 mois seulement, l'équivalent de 0,3% de la population de l'ensemble de Bordeaux-Métropole a consommé les produits issus des nouvelles fermes, avec une surface de production de seulement 5 000 m².
- Donc en réalité, ce que vous nous dites ce matin, mon cher Nicolas, c'est qu'il faut parier sur les nouvelles fermes pour l'avenir.
- Oui, d'abord parce que l'objectif pour 2028, il est ambitieux pour les nouvelles fermes, c'est produire 1800 tonnes de légumes et 360 tonnes de truites par an.
- D'ailleurs, elles...
Transcription générée par IA