Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, 7h10, Maxime Liedot.
- 7h44, comme tous les dimanches, on vous retrouve mon cher Nicolas Perreira, bonjour.
- Bonjour Maxime.
- Président du World Impact Summit et vous allez nous parler comme chaque week-end de solutions qui participent à la transition écologique et aujourd'hui un focus sur ce secteur bien français qui est celui du luxe et de sa participation à la transition écologique.
- En effet, je vais vous parler aujourd'hui de nos vêtements avec un focus, c'est vrai, sur une partie de ce monde, celui du luxe, dans lequel le monde du textile pourrait trouver quelques inspirations.
- Si l'on prend un peu de hauteur d'abord, le textile est l'un des secteurs les plus polluants au monde.
- Il émet 4 milliards de tonnes de CO2 par an, soit 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et se classe au quatrième rang des activités les plus impactantes en Europe, juste derrière l'alimentation, le logement et les transports dont on a déjà parlé.
- C'est un rapport de l'ADEME qui nous apprend ces chiffres assez vertigineux, il faut le dire.
- Et en France, si on focus là-dessus, enfin sur notre pays, maintenant on parle de 2,6 milliards de vêtements vendus chaque année.
- C'est pas mal.
- Soit 39, oui c'est colossal, c'est 39 par personne en moyenne et donc évidemment c'est vraiment très important.
- C'est plus que ce dont on a besoin et ça conduit à un résultat prévisible, évidemment Maxime, c'est que 50% de ces vêtements, toujours selon l'ADEME, dorment dans nos placards sans parfois même avoir été portés.
- Mais il est une industrie, en l'occurrence le luxe, où un travail important a été mené pour limiter le coût environnemental des amendus.
- Et c'est sans nul doute ce monde du luxe qui peut inspirer le monde du textile.
- Et nous allons donc parler de non-assources qui favorisent l'économie circulaire de manière très efficace.
- C'est vrai que les chiffres dont vous nous parlez donnent plutôt le vertige.
- Est-ce qu'il y a un problème ? Est-ce qu'il y a une entreprise, comme chaque week-end, que vous allez nous faire découvrir, qui a des solutions à ce problème ? Et oui Maxime, en résumé, cette entreprise non-assources, c'est une plateforme qui donne une seconde vie aux matières dormantes.
- Elle a été créée en 2021 par un grand groupe français que nous connaissons tous, LVMH, le géant mondial du luxe, qui souhaitait mettre fin au gaspillage de matières premières dans ses marques.
- Le principe est simple, récupérer les surplus de tissus et de cuir qui sont concrètement dormantes dans l'ensemble des grandes maisons, et les mettre à disposition de jeunes créateurs ou d'autres marques à des prix très très accessibles.
- Ces matières sont souvent de très haute qualité et évidemment, avant, elles étaient stockées ou même détruites, ce qui est forcément dommage.
- En 2023, seulement deux ans après la création, non-assources a pu permettre de réemployer 280 000 mètres de tissus, évitant donc leur gaspillage et réduisant la pression sur les ressources naturelles de manière très concrète.
- Et cette ambition se résume bien dans les mots d'Hélène Vallade.
- Directrice développement durable du groupe LVMH, que j'ai retrouvée sur Internet, qui est à l'origine de la création de non-assources, faire émerger un luxe où la durabilité devient une source d'inspiration et non une contrainte.
- C'est quand même une promesse très ambitieuse et c'est bien sûr quelque chose que l'on souhaite.
- Est-ce que l'impact de cette entreprise peut être réel ? C'est-à-dire qu'est-ce qu'on ne craint pas à nouveau ? Est-ce que ce n'est pas à craindre vraiment une petite goutte d'eau dans l'océan de la révolution qu'on doit faire pour arriver à ce résultat ? C'est une bonne question, Maxime.
- En effet, lorsqu'on pense aux chiffres que j'évoquais au départ, en milliards de vêtements vendus, on peut se dire que le monde du luxe a un impact plus limité puisque lui-même concerne moins de consommateurs.
- Et c'est vrai. Et c'est justement là qu'réside le sens assez vertueux de la démarche de non-assources.
- Prouver que l'économie circulaire peut être rentable et inspirante en réutilisant des matières existantes.
- La partforme réduit la demande en nouvelles ressources, limite les déchets et diminue l'empreinte...
Transcription générée par IA