Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Maxime Liedot.
- Et avant le Sud Radio, je vous explique, on fait un petit tour du côté de la planète.
- Bonjour mon cher Nicolas Perreira.
- Bonjour Maxime.
- Comment allez-vous en ce dimanche matin ? Eh bien écoutez, un dimanche pluvieux mais ça va.
- Eh bien le dimanche pluvieux sur certaines régions, c'est le temps idéal pour certains notamment d'aller faire un petit tour sur la plage.
- Et ça tombe bien parce que vous allez nous parler des fameuses algues vertes qui polluent nos plages et d'une solution précisément pour les valoriser.
- Absolument. Je vais en effet vous parler aujourd'hui d'un fléau dont vous avez forcément entendu parler ou même constaté en allant sur les plages, la prolifération des algues vertes qui viennent s'échouer sur nos plages et représentent un risque de pollution voire de toxicité.
- C'est un sujet qui revient dans l'actualité régulièrement car les chiffres sont assez différents.
- En France, les marées vertes touchent principalement la Bretagne, la Normandie et la Méditerranée.
- Mais chaque année, plus de 100 000 tonnes d'algues vertes s'échouent sur les côtes selon l'IFREMER.
- Ces algues, en se décomposant, produisent des gaz mortels.
- Peut-être vous vous souvenez, Maxime, en 2011, un homme est décédé en Bretagne après avoir inhalé ces gaz en manipulant les algues.
- Et pour éviter ce risque sanitaire, les collectivités locales dépensent beaucoup d'argent, entre 30 et 50 millions d'euros par an, pour collecter et traiter ces algues.
- Bref, les algues vertes ont un problème environnemental assez sérieux.
- Et donc c'est à ce moment-là, généralement de la chronique, que vous nous parlez d'une solution qui existe pour traiter ce problème.
- Oui, en effet, je vais vous parler d'une solution innovante et de l'entreprise Eranova, basée à Port-Saint-Louis-du-Rhône, qui a mis au point un procédé breveté pour valoriser les algues vertes en résine biosourcée, une alternative, par exemple, au plastique pétrosourcé.
- Et c'est pour remplacer pour l'instant modestement la production mondiale de plastique, issu à 90% du pétrole, qui atteint 400 millions de tonnes par an, que l'entreprise s'est lancée.
- Alors, de manière très concrète, l'entreprise collecte les algues échouées sur les plages, évitant ainsi leur pourrissement et la libération des gaz toxiques que j'évoquais juste avant.
- Ensuite, elle enrichit leur teneur en amidon dans des bassins dédiés, avant de les transformer en biopolymères.
- Ces biopolymères sont transformés en résine, adaptées à la production d'emballages dans le secteur du bâtiment, ou même, tout simplement, pour fabriquer des sacs poubelles, que l'enseigne Carrefour.
- Grâce à son pilote industriel, Eranova produit aujourd'hui 300 tonnes de bioplastique par an, avec un projet d'usine de 30 000 tonnes d'ici 2026, pour un investissement de 63 millions d'euros.
- Donc, c'est une technologie qui a été validée par les laboratoires indépendants pour sa compostabilité et sa recyclabilité.
- Et tout ça est soutenu par le plan France 2030.
- Et c'est une solution qui paraît ambitieuse, pertinente.
- Est-ce qu'on peut déjà en mesurer les impacts ? C'est une bonne question.
- Alors, tout d'abord, grâce à son pilote industriel que j'évoquais, Eranova produit aujourd'hui 300 tonnes de bioplastique par an, et son projet atteint 30 000 tonnes.
- Et les résultats sont intéressants et méritent de passer à une échelle plus importante.
- Tout d'abord, c'est une solution de dépollution efficace.
- Chaque tonne d'algues transformées évite l'émission de gaz toxique et capte du CO2.
- Ensuite, c'est un substitut au plastique qui pollue notre environnement absolument partout sur la planète.
- Les résines d'Eranova remplacent déjà des emballages, réduisant donc notre dépendance au pétrole.
- Et est-ce que vous prédisez, mon cher Nicolas, un merveilleux avenir pour Eranova ? Je le souhaite en tout cas.
- Et l'entreprise a déjà quelques belles collaborations.
- J'évoquais tout à l'heure Carrefour, mais aussi avec les aéroports de Paris, qui utilisent désormais des salles poubelles en algix.
- Donc c'est le bioplastique d'Eranova, prouvant que l'innovation peut concilier écologie et performance industrielle.
- Eranova incarne en quelque sorte l'économie de demain.
- Eranova a transformé un déchet.
- C'est en ressources, réduire la pollution plastique et créer de la valeur locale.
- Alors que la France visait 100% de plastique recyclé d'ici 2025, on n'y est pas.
- Des solutions comme celles qui montrent que l'innovation peut accélérer la...
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