Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Bonjour Michel.
- Bonjour Anthony.
- Comment allez-vous ? Très bien, comme je dirais tous les ans en octobre, vous savez bien sur quoi nous allons parler.
- Vous allez voir la vie en rose justement, parce que c'est une campagne de sensibilisation internationale qui vise à alerter notre public féminin, mais pas que d'ailleurs.
- C'est important aussi que les hommes s'emparent de cette question-là, notamment d'être vigilants pour ses enfants, pour ses filles, mais aussi pour ses compagnes.
- Un tiers des cas de cancer féminin touchent justement le sein.
- 20 000 femmes chaque année pourraient éviter ces cas de cancer avec une bonne alimentation, faire attention à la question du surpoids, au tabagisme, à l'alcool.
- 60 000 nouveaux cas chaque année, c'est quand même considérable Michel.
- Oui.
- Tout à fait.
- Et puis surtout, ce qu'on sait, c'est que plus un cancer est détecté tôt, mieux il se soigne et plus de chances de guérison sont élevées.
- En moyenne, on a 64 ans quand on détecte un cancer du sang chez la femme.
- Oui, mais c'est la moyenne.
- Alors, ce qui se passe, je pense qu'il faut revenir sur des points très précis.
- Nous avons la chance, nous les Françaises, d'avoir ce dépistage gratuit pour les femmes de 50 à 74 ans, tous les deux ans.
- Et ce qui se passe, c'est que ce dispositif de santé publique est exemplaire, qui est envié par les femmes du monde.
- Et pourtant, avec un constat extrêmement préoccupant, seulement 47% des femmes concernées y participent.
- Et plus d'une, donc, passe à côté de cet examen.
- Or, c'est bien un enjeu vital, parce que je rappelle, il faut rappeler quand même des chiffres qui sont importants, un cancer du sein détecté à un stade précoce, le taux de survie à 5 ans atteint 99%.
- C'est considérable.
- On l'explique comment ? Il y a peut-être besoin de plus de mobilisation sur le terrain ? Oui, tout à fait.
- Alors, je vais donner quelques exemples.
- Il y en a dans toute la France, bien sûr.
- Mais moi, je vais donner deux exemples.
- D'abord, un dans le Rhône, avec le centre anti-cancer Léon Bérard, qui a innové vraiment cette année avec sa nouvelle campagne de prévention qui s'appelle Café Lolo.
- Formule originale et visuelle, pour justement faire de manière qu'on soit moins angoissé par cet examen, parce que c'est là le grand motif pour lequel elles ne vont pas consulter.
- Elles ont trop peur du diagnostic.
- Et donc, c'est un dépistage, donc vous avez visualisé par huit tasses de café différentes, et qui, chacune, montre un des signes qui doit alerter.
- Un des symptômes auxquels on doit être vigilant.
- Voilà, tous les signes.
- Et donc, cet examen, à la suite de ceci, une fois qu'on a vu, eh bien, d'aller et rencontrer un médecin ou une sage-femme, et puis c'est conseillé dès l'âge de 25 ans.
- Oui, dès l'âge de 25 ans, justement.
- Comment on sensibilise notre jeunesse à aller se faire dépister ? Alors, il y a une autre association qui s'est créée justement par des femmes qui ont été, des jeunes patientes qui ont été confrontées à la maladie.
- Généreuse.
- Oui, jeune et rose.
- Et donc, pour elles, elles vont sur le terrain, et elles ont une espèce de boîte avec 12 oeufs, et chacun de ces oeufs montre un des symptômes, un des signes.
- Et donc, et puis surtout, elles leur apprennent avec, justement, comment les gestes s'appellent de l'auto-examen, de l'auto-palpation.
- Et donc, ce qui est important, c'est de savoir écouter son corps, savoir consulter, sans attendre, puisque tout peut changer quand on le fait suffisamment tôt.
- Donc, pour moi, cette campagne, et pourquoi je rappelle encore tous les ans, en octobre, cette campagne, lors de l'émission Regarde Femmes de Sud Radio, s'informer, pratiquer l'auto-examen dès le plus jeune âge, et effectuer son dépistage le moment venu, eh bien, c'est une espèce de chaîne sur laquelle toute la santé des femmes repose, cette vigilance collective.
- Alors, vous l'avez dit tout à l'heure, Anthony, que les hommes, les pères, les maris, les conjoints, puissent aussi s'en rendre compte.
- Et donc, je les appelle, toutes les femmes, prenons ces...
Transcription générée par IA