Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianesse.
- Bonjour Michel Vianesse.
- Bonjour Jean-François.
- Et bienvenue président de l'association Regards de Femmes.
- Alors vous avez remis à la ministre Aurore Berger ce rapport du Haut Conseil à l'égalité intitulé « Du plancher collant au plafond de mer ».
- Michel Vianesse, quelle est l'idée de ce rapport ? Je vois qu'il est question de mettre fin, je vous cite, à la pénalité maternelle et construire une réelle égalité socio-économique entre les femmes et les hommes.
- J'ai envie de vous dire, est-ce que c'est un nouveau machin ou il y a une utilité très concrète ? L'utilité très concrète, c'est de mettre des chiffres, des mots, sur une réalité que nous constatons, mais sans en voir régénération, avec tout l'impact.
- Et c'est, j'avais tout l'intérêt de notre rapport, c'est d'analyser en profondeur justement cet impact de la parentalité à chaque étape de la vie privée et professionnelle des femmes.
- Et on s'aperçoit qu'être mère, loin d'être un simple événement biologique ou un arbitrage privé, et bien la maternité, qu'elle soit réelle ou supposée, parce qu'il y a aussi un soupçon maternel.
- Vous avez raison d'en parler, agit comme une véritable pénalité et c'est un mécanisme systémique.
- Il y a une forme d'inégalité au sein du couple, on va dire les choses telles qu'elles sont.
- Les messieurs, ils ne mettent pas toujours la main à la pâte, toujours pas.
- Toujours pas.
- Et puis, je tiens tout de suite à préciser, ce n'est pas qu'au sein du couple, c'est au sein de l'entreprise et donc...
- C'est beaucoup plus large, beaucoup plus large, oui.
- Donc on est sur tout l'ensemble.
- Qu'est-ce que vous préconisez ? Alors, j'ai relevé, vous me corrigez, vous me complétez, dans le rapport, il est question d'égalité dans l'éducation et la formation, de lutter contre la pénalité maternelle dans l'emploi, vous le disiez, les revenus, le temps et la santé, et établir une politique familiale, féministe et d'autonomie reproductive.
- J'ai envie de vous dire, Michel Vianesse, on en est encore là en 2026 ? Encore là ? Oui, oui. Alors je vous donne juste un chiffre pour parler de ce même plancher collant.
- Aujourd'hui, encore.
- 5% des femmes de 25 à 34 ans se voient poser des questions sur leur situation familiale ou leur projet d'enfant en entretien d'embauche.
- C'est fou.
- C'est ce que j'avais posé au futur père.
- Donc là, on voit bien qu'on a encore toutes ces représentations qui sont là, tous ces stéréotypes.
- Et justement, je crois que le premier de nos objectifs, c'est d'essayer de les déconstruire et d'aider l'enfance.
- Alors il y a par exemple les EVA.
- On en a beaucoup parlé à certains moments.
- Et nous, ce que nous préconisons de ces EVA, pour qu'ils soient concrets, c'est de créer dans la classe un foyer effectif où les filles et les garçons accompliraient les tâches domestiques qu'elles voient d'ailleurs chez elles.
- Et donc là, ça permettrait de mettre vraiment l'accent sur toutes ces différences qui sont constatées aujourd'hui parce que c'est les femmes qui subissent l'inégale répartition du travail.
- Bon, il nous reste 10 secondes.
- Il va falloir une décennie pour commencer à déployer ces dispositifs, j'imagine.
- Vous êtes confiante rapidement, Michèle Vianesse ? Vous êtes confiante que l'intendance va suivre ? Oui, parce que je dirais que c'est bien clair que la maternité, ça ne doit plus être le lieu des inégalités de création, d'ailleurs carrément.
- Les inégalités sociales, économiques ou territoriales.
- Les femmes rurales, on y consacre une bonne partie.
- Je vais être très précise.
- Oui, oui.
- Pour que la République tienne sa promesse d'égalité, eh bien, il faut que le coût économique et logistique de la parentalité doit être équitablement partagé entre les mères, les pères, les entreprises et l'État.
- C'est un phénomène global et général.
- Et vous y veillerez.
- Merci beaucoup, Michèle Vianesse, présidente de l'association Regards de Femmes.
- Et je vous dis quoi ? À la semaine prochaine, Michèle.
- Tout à fait.
- Merci.
- Merci pour ton soir.
- Au revoir.
- .
Transcription générée par IA