Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Bonjour à vous et bienvenue Michel Vianès.
- Bonjour Jean-François.
- Présidente de Regards de Femmes, membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes, heureux de vous retrouver ce samedi matin.
- Ce matin, vous évoquez la santé des femmes qui sont, il faut le dire, Michel Vianès, les oubliées des politiques de prévention.
- Et vous évoquez cet essai écrit par le professeur David Smadja.
- Oui, tout à fait.
- On sait, j'en ai parlé souvent sur l'antenne du Sud Radio, que l'impact des médicaments est majoritairement testé sur des modèles masculins.
- On sait aussi que la méconnaissance des symptômes spécifiques aux femmes constitue un danger réel.
- Et donc le professeur David Smadja, dans son essai sur la prévention en santé, confirme avec des chiffres frappants.
- Les maladies cardiovasculaires, qui sont la première cause de mortalité chez la femme en France, en est l'illustration, je dirais, la plus tragique.
- Et faute, justement, d'une connaissance suffisamment des symptômes spécifiques, aussi bien d'ailleurs par les femmes que par le corps médical, eh bien les prises en charge souffrent de retards qui seraient évitables et surtout qui sont dramatiques.
- Alors, bien sûr, vous allez me dire que la prévention ciblée existe, l'image du dépistage du cancer du sein, c'est indispensable et efficace, d'ailleurs.
- Mais la santé des femmes ne s'y résume pas.
- Il ne s'agit ni du seul cancer qui nous touche, ni de l'unique pathologie dont on souffre.
- Eh bien, le résultat, c'est que vous avez 80% des femmes aujourd'hui qui estiment qu'elles sont mal informées sur leur propre santé parce qu'elles sont perdues face à cette surabondance d'informations où la rigueur scientifique fait trop souvent défaut.
- Oui.
- Il y a ce danger.
- Réel de l'impact sur les femmes des médicaments testés principalement sur des hommes et de cette méconnaissance des symptômes sur les femmes par les patientes et le corps médical.
- Michèle Vianès, il y a ces propositions de stratégie nationale de prévention que développe David Smadja dans son livre « La République de la prévention ».
- Oui, tout à fait, parce que pour remédier à cet état de fait, je pense qu'il faut sortir de la logique du travail en silo.
- Alors, il y a des initiatives remarquables qui existent sur le territoire, qu'il s'agisse des maisons de femmes ou des dispositifs itinérants pour la santé cardiaque, mais elles restent isolées et bien sûr inégalement réparties.
- Donc, l'objectif que préconise professeur Smadja, c'est d'embrasser l'ensemble des enjeux de la santé féminine, notamment le suivi hormonal au grand tournant de la vie, de l'adolescence à la ménopause, entre autres, en passant par l'âge reproductif et la maternité.
- Il propose donc une mise en place de rendez-vous structurants sous la forme de bilans de prévention obligatoires, et bien sûr remboursés, spécifiquement adaptés aux femmes.
- Évoquant pour finir la nécessité de la formation des professionnels de santé, de combler les lacunes, les biais sexuels de la recherche médicale.
- Bien sûr, la formation des professionnels de santé, c'est indispensable.
- Il faut que soient intégrées pleinement les spécificités biologiques des femmes, formées aux biais sexuels, et puis surtout, renforcer les compétences en communication des soignants.
- Et bien sûr, indispensable de combler les lacunes de la recherche médicale, parce que les retards de diagnostic sont drastiques.
- En somme, je dirais, si vous me permettez en conclusion, de dire que la femme n'est pas un patient, mais une patiente, à part entière, et qui exige une médecine, et je dirais une prévention adaptée à ses caractéristiques propres.
- Et ça méritait d'être souligné. Merci à vous, Michèle Vianès.
- Je rappelle, présidente de Regards de Femmes, membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes pour cet éclairage ce matin.
- Merci Michèle, à la semaine prochaine.
- Merci Jean-François.
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Transcription générée par IA