Retranscription des premières minutes :
- Avec Sud Radio Regards de Femmes, Michel Vianès.
- Bonjour Michel Vianès.
- Bonjour Jean-François.
- Et bienvenue, comme toutes les semaines, un président de Regards de Femmes, membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Michel, vous voulez évoquer ce matin les cyber-violences envers les femmes et les filles.
- Regards de Femmes, d'ailleurs, il consacre son prochain colloque à Lyon.
- Ce sera le 5 novembre, en partenariat avec le barreau de Lyon.
- Au fond, vous vous interrogez sur la manière dont le numérique transforme la nature de ces violences.
- Oui, tout à fait, parce que le numérique n'a pas créé les violences, n'a pas créé le sexisme, mais il lui offre une caisse de résonance inédite et surtout un pouvoir de nuisance qui est totalement démultiplié.
- Que ce soit le harcèlement en ligne, les cyber-tracks, la diffusion d'images intimes sans consentement, donc l'agression ne s'arrête plus à la porte du domicile, elle suit les victimes partout, à toute heure et sur leur écran.
- Et donc, justement, face à cette continuité de la violence, c'est l'accès à la justice qui est le meilleur des points.
- Le parcours du combattant pour porter plainte et faire valoir ses droits, en quelque sorte.
- Oui, tout à fait. C'est ça, parce que je dirais que les victimes sortent trop souvent à la banalisation.
- On va leur dire que c'est sur Internet, c'est pas grave.
- Du tout. Et puis, c'est justement, comme vous l'avez dit tout à l'heure, c'est pour lever tous ces obstacles que nous faisons ce colloque à Lyon, donc sous le haut patronage d'un ministre Aurore Berger.
- Et donc, aujourd'hui, la première urgence, c'est bien la prise en charge et le recueil de la preuve.
- Et lorsqu'une femme ou une jeune fille, je rappelle quand même que 82% des victimes sont des femmes et 85% des harcèleurs sont des hommes.
- Donc, lorsqu'une femme ou une fille subissent, libère harcèlement, elle va se retrouver démunie face à la suppression, à la falsification des contenus.
- Et c'est pour ça que nous mettons en place, nous allons présenter toute la chaîne institutionnelle, les forces de l'ordre, les magistrats, les avocats, les professionnels de santé.
- Et il faut que tout soit formé, justement, à cette spécificité des violences numériques.
- Et nous allons donner en premier.
- Parole à l'artiste Tiffany Day, qui a elle-même subi de virulentes cyber-violences et qui a fait condamner les 11 agresseurs.
- Donc, c'est là où c'est important de montrer que lorsqu'on veut vraiment les dénoncer, eh bien, on y arrive, mais il faut vraiment identifier tous les freins qui sont à partir du dépôt de plainte et puis jusqu'à l'accompagnement juridique et psychologique adapté.
- Oui, ça, c'est très important, oui.
- Il faut faire en sorte qu'il y ait cette réponse judiciaire que vous évoquez, Michel, et que le numérique ne soit pas une zone de non-droit.
- Oui, tout à fait. D'ailleurs, pour les auteurs aussi, et pour les victimes, notamment les femmes et les filles.
- Et c'est pour cela que nous donnons rendez-vous à toutes les personnes qui pourront être présentes à Lyon le jeudi 5 novembre, à la maison des avocats.
- Merci, Michel Vianès. Le rendez-vous est pris.
- Je rappelle, vous êtes la présidente.
- Vous êtes présidente de Regards de Femmes, membre du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes.
- Merci, Michel.
- Merci, Jean-François.
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Transcription générée par IA