Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin au week-end, l'info éco plus, Didier Testo.
- Et bonjour mon cher Didier.
- Bonjour Maxime.
- Fondateur de la Bourse et de la Vie TV, cela paraît étonnant mais cette semaine vous êtes arrêté sur une actualité qui vous a interpellé puisque Apple, la fameuse marque à la pomme, a décidé, alors ça c'est vraiment étonnant c'est sûr, d'augmenter à nouveau ses prix.
- Oui pour ceux qui ont déjà un iPhone d'Apple, ils savent que c'est pas donné, certains pensent même que c'est trop cher, ils sont allés déjà voir ailleurs chez Samsung, notamment selon le Wall Street Journal qui a recueilli une interview de Tim Cook, l'actuel PDG d'Apple, et bien la demande croissante de puces de mémoire et de stockage, notamment de la part des entreprises qui sont spécialisées dans l'intelligence artificielle, a fait exploser leurs coûts contraignant Apple à augmenter aussi sensiblement le prix de ses appareils pour préserver ses marges bénéficiaires.
- Alors selon les estimations du cabinet d'études Tech Insight qui avait été cité par le Wall Street Journal, et bien a répercuté cet euro sur les consommateurs.
- En maintenant cette marge, ça représenterait à peu près un coût d'environ 270 dollars pour le prochain iPhone Pro.
- Imaginez juste que depuis l'année dernière, la date à laquelle Google, Microsoft, Meta ou Amazon avaient annoncé d'importantes augmentations de leur budget d'investissement, les prix des puces de mémoire et de stockage ont tout simplement quadruplé.
- Tech Insight prévoit que cet euro se poursuivra jusqu'en 2027.
- Prochain lancement majeur d'Apple qui devrait avoir lieu en septembre, comme il y a la sortie de l'iPhone 18 qui devrait inclure un nouvel iPhone pliable également.
- Les prix, et bien ceux des Mac, des iPad pourraient même augmenter plus tôt que prévu.
- Apple a relevé le prix de départ du Mac Mini le mois dernier entre deux événements de lancement.
- En gros, Apple a tranché, ce ne sont pas ses actionnaires qui paieront la facture, ce seront ses clients.
- Et c'est vrai que la question quand même qu'on peut se poser, c'est comment une entreprise peut-elle se permettre d'augmenter ses tarifs en pleine crise du pouvoir d'achat mondial, sans visiblement craindre que ses clients se tirent tout simplement ? En économie.
- Une question classique face à une hausse des coûts, c'est réduire ses marges pour rester compétitif ou accepter de vendre un peu moins.
- Pas chez Apple, ça porte un nom bien précis, c'est le pricing power, littéralement le pouvoir de fixation des prix.
- C'est un peu une mécanique qui repose sur deux piliers que les marchés financiers adorent.
- Le premier, c'est ce qu'on appelle l'élasticité prix de la demande.
- Pour la plupart des produits, si le prix monte, la demande baisse.
- Mais par exemple, si le prix du pain est double de prix, vous achetez moins de pain, vous allez ailleurs.
- Pour Apple, cette élasticité, elle est presque nulle.
- La marque a réussi à transformer son produit technologique en un objet de désir.
- Statutaire, voire produit de première nécessité pour ses clients.
- Ce second pilier, c'est l'effet de verrouillage.
- Apple ne vous vend pas juste un téléphone.
- Il y a l'écosystème, les photos sur iCloud, la musique, Apple Music ou Apple Watch pour les montres et des applications qui ne fonctionnent que là.
- Changer de marque, ce n'est pas juste acheter un autre téléphone, c'est perdre toutes ses habitudes, transférer des années de données.
- Le légendaire investisseur Warren Buffett, que je cite régulièrement ici, dit souvent que le pricing power, c'est le critère numéro un pour évaluer la puissance d'une entreprise.
- Vous pouvez augmenter vos prix sans perdre de clients.
- Vous avez un business en or.
- Apple vient d'en faire la démonstration.
- Elle utilise son écosystème un peu comme un bouclier absolu contre l'inflation.
- Justement, le fameux pricing power, c'est quelque chose qu'on n'a pas en France.
- Parce que quand on s'intéresse à un chiffre qui a été publié cette semaine, il est quand même très inquiétant.
- On a passé le cap des 69 000 défaillances d'entreprises.
- Oui, les PME ont du mal, elles, effectivement, sur ce terrain-là.
- Elles vivent plutôt le scénario inverse.
- Les chiffres de l'observatoire BPCE sont nets.
- On va vers ce cap...
Transcription générée par IA