Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, l'info éco plus, Didier Testo.
- Et bonjour mon cher Didier.
- Bonjour Maxime.
- Malgré la crise énergétique qui continue, la bourse américaine à Wall Street semble, mais alors dans un autre monde, puisqu'elle a battu de nouveaux records ces dernières heures.
- On commence effectivement, si on regarde les écrans boursiers, c'est l'euphorie on peut dire, pour la première fois de son histoire, c'est lundi, c'est une piste 500, c'est un peu la boussole de la finance américaine, qui a franchi les 7000 points, et le Nasdaq lui caracole au-dessus des 24000.
- Alors c'est vrai qu'on peut se demander pourquoi un tel optimiste.
- Alors le Wall Street Journal nous indique que les investisseurs anticipent la fin imminente des tensions au Moyen-Orient, ils saluent la santé du consommateur américain, c'est vrai que ça a été confirmé cette semaine par de très bons résultats de banques, comme Bank of America.
- Alors la bourse c'est vrai est censée toujours anticiper ce qui va se passer, donc un peu décalée par rapport à la réalité du moment.
- Mais il faut tout de même noter que de l'autre côté, et là c'est le financier, le Financial Times qui s'en fait l'écho, peut-être une réalité un peu plus froide, le FMI, le Fonds Monétaire International, vient de tirer effectivement la sonnette d'alarme, puisque le blocage actuel du Détroit à Dormouz, c'est toujours le cas, maintient le baril de pétrole Brent autour des 95 dollars, et si cette situation s'enlise, selon le FMI, l'inflation pourrait repartir à la hausse, la croissance mondiale plongée à 2% cette année, contre plus de 3% attendu.
- Donc on peut dire que les marchés financiers achètent la paix en quelque sorte, mais l'économie réelle paie tous les jours le prix du carburant fort, le choc pétrolier et maritime n'est pas résolu, l'histoire des marchés financiers peut offrir peut-être, il est vrai, un éclairage sur ce rebond actuel, lors des conflits impliquant les Etats-Unis, les marchés actions ont souvent connu une forte volatilité à court terme, avant de se redresser et d'enregistrer des gains.
- Didier, encore une fois, le sujet taux d'intérêt reste quand même au cœur des interrogations des investisseurs.
- Oui, et on découvre un nouvel acronyme, celui des BIFS.
- Alors, BIFS, c'est un terme utilisé par les analystes financiers et économistes, qui désigne un groupe de pays européens, dont la trajectoire d'endettement, en public, est jugée préoccupante.
- Alors, on a le Royaume-Uni, l'Italie et la France, qui ont supporté le plus gros d'une vente de dette souveraine, qui a été déclenchée, bien sûr, par cette guerre en Iran.
- Ce terme a émergé pour remplacer ou compléter les anciens acronymes, pour ceux qui suivent les marchés financiers, les PIGS, c'était lors de la crise de 2010, le Portugal, l'Irlande, l'Italie, la Grèce et l'Espagne, acronymes populaires dans cette crise de la dette européenne.
- Alors, nouvelle réalité économique, la vente de titres de dette reflète les craintes des investisseurs, qui ont fait qu'une période, une période prolongée de prix élevé du pétrole et du gaz, dont on en a parlé, entraîne une hausse de l'inflation, et que les banques centrales, peut-être, soient les moins bien placées pour financer des dépenses accrues, notamment dans ces pays, en matière de défense ou d'énergie.
- Si vous n'avez pas les fonds nécessaires au départ, vous allez subir une pression particulière, c'est ce qu'a déclaré notamment Craig Inches, qui est un responsable des taux des liquidités chez Royal London Asset Management, dans le Financial Times.
- Il a inventé ce terme, Biff, ajoutant que cela avait incité le trio à négocier davantage en groupe, ces pays souhaitent peut-être améliorer leurs infrastructures énergétiques et de défense, mais les marchés leur permettront-ils, et à quel prix ? C'est sa grande question du moment.
- Et un autre sujet dont on parle régulièrement avec vous, Didier, c'est le sujet de l'intelligence artificielle, qui continue de faire trembler la finance mondiale.
- Alors clairement, cette fois-ci, puisque ce sont les banques qui sont au cœur des interrogations, de hauts responsables financiers internationaux ont averti que les derniers modèles IA développés par des entreprises technologiques américaines pourraient menacer le système bancaire mondial, en révélant tout simplement les failles dans la...
Transcription générée par IA