Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, l'info éco plus, Didier Testo.
- Bonjour mon cher Didier.
- Bonjour Maxime.
- Cette semaine vous nous parlez d'un nouvel indice en bourse lancé, mais pas par n'importe qui, par la Banque du Vatican.
- Et oui, effectivement je ne vais pas entamer un débat sur l'argent dans l'église catholique.
- Chacun peut avoir son avis bien entendu sur le sujet.
- Le débat quelque part est toujours en cours.
- L'avant-dernier pape François avait même indiqué à ce sujet, l'argent doit servir et non gouverner.
- Alors cette semaine, la Banque du Vatican a donc officiellement lancé deux indices actions, l'un aux Etats-Unis et l'autre en zone euro, qui va regrouper des titres censés respecter les principes catholiques.
- C'est une initiative qui a été prise en partenariat avec Morningstar, un cabinet spécialiste de ces indices et des marchés.
- On peut le dire, une association inhabituelle en tout cas entre le Vatican et le secteur financier.
- Il faut dire que la Banque du Vatican porte officiellement le nom d'Institut pour les œuvres de religion, IOR.
- Ces nouveaux indices ont été baptisés Morningstar IOR.
- Morningstar US Catholic Principle et Morningstar IOR Eurozone Catholic Principle.
- Et dans le détail, chacun de ces indices regroupe 50 entreprises de taille moyenne et de grande capitalisation, dont des géants de la tech, de grandes institutions financières, et que la Banque du Vatican juge conforme à l'enseignement de l'Église sur les questions de vie, responsabilité sociale et de protection de l'environnement.
- Selon Morningstar, les principales positions américaines de cet indice comprennent notamment les sociétés Meta ou Amazon, tandis que son pendant européen intègre, lui, des groupes comme ACA.
- ACML dans les semi-conducteurs, Deutsche Telekom, opérateur télécom allemand, et SAP dans les logiciels de gestion.
- Alors la Banque du Vatican, il faut le dire, s'était distinguée au cours des dernières années par divers scandales qui avaient un peu terni son image.
- Le pape François, lui, avait essayé de ratifier une série de réformes à ce sujet.
- Mais là, vous venez de nous parler, Didier, des fonds sur des principes catholiques.
- Est-ce que ça, ça existe déjà ou c'est totalement inédit ? Alors non, c'est vrai que le concept d'investissement fondé sur les principes catholiques existe déjà.
- Parmi les exemples, on peut citer un ETF.
- Un tracker domicilier toujours aux Etats-Unis, le S&P 500 Catholic Value Index, qui est à peu près structuré de la même manière.
- Ça pèse un milliard de dollars.
- Vous avez aussi une société de gestion familiale américaine, AV Marial Mutual Fund, qui a déclaré l'an dernier 3,8 milliards de dollars d'actifs sous gestion.
- Ce fonds, affirme lui aussi, suive une stratégie d'investissement inspirée par les principes catholiques.
- Et puis le Vatican, il faut le rappeler, gère également son propre portefeuille d'investissement.
- Selon son dernier rapport financier, il a réalisé même un bénéfice de 30, 8 millions d'euros en 2024.
- Concernant les Etats-Unis, il faut rappeler que les catholiques constituent le groupe religieux le plus important, avec plus de 50 millions d'adultes catholiques qui travaillent en péril.
- On verra donc si le fonds catholique satisfait les ouailles qui y souscriront dans la durée.
- Que l'on soit catholique ou pas, investir se fera toujours avec de l'argent dont nous n'avons pas besoin au quotidien pour vivre, foi d'investisseurs avertis.
- Et restons justement dans le domaine de Jésus-Christ, parce que figurez-vous que vous avez réussi à nous trouver des plateformes qui proposent des paris sur tout, y compris sur le retour de Jésus-Christ.
- Ah oui.
- Vivons dans un monde où la cupidité, l'argent est souvent la première valeur.
- Alors sur une plateforme américaine, on peut parier à peu près sur tout.
- Donc il existe un pari sur le retour de Jésus-Christ avant 2027, précisément avant le 31 décembre 2026 à 23h59, notez-le pour ceux que ça intéresse.
- La cote de ce pari est bien tombée en dessous de 4%.
- Alors ça veut dire que 96% des gens qui viennent sur ce pari n'y croient pas.
- Donc si vous misez non, vous récupérez vos fonds, plus 4% à l'échéance du contrat.
- Le risque existe si Jésus revient, vous perdez votre mise.
- Alors du point de vue financier, si vous misez non, vous récupérez donc ces fonds...
Transcription générée par IA