Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin au week-end, l'info éco plus, Didier Testo.
- Bonjour mon cher Didier.
- Bonjour Maxime.
- Évidemment fondateur de la Bourse et de la VTV, ce matin forcément vous revenez sur la crise énergétique qui se déroule en temps réel depuis plusieurs jours, depuis plusieurs heures même, qui s'intensifie et le détroit d'Hormuz est au centre de cette crise.
- Alors nous avons vu les marchés financiers réagir fortement à la baisse, c'est un classique lors de ce type d'événement mais ces marchés, si on prend la Bourse de Paris, étaient au plus haut pour les indices.
- Donc c'est surtout une respiration.
- Alors côté du pétrole, effectivement l'attention a été portée avec plusieurs perturbations importantes.
- Le détroit d'Hormuz qui a vu son trafic chuter de 90%, c'est à peu près un cinquième du pétrole mondial qui transite par ce détroit par rapport à juste la semaine dernière, côté pétrolier.
- Et puis il y a eu l'arrêt des installations de gaz naturel liquéfié au Qatar, c'est un cinquième de l'approvisionnement mondial en gaz, c'est sans précédent dans l'histoire du GNL, je vais y revenir.
- Autre catastrophe, la plus grande raffinerie d'Arabie Saoudite a été arrêtée.
- Le terminal de Foujarah aux Émirats Arabes Unis a lui été suspendu.
- Puis on a pu voir également en Irak les exportations de pétrole suspendues depuis le Kurdistan.
- Autre élément significatif, cela concerne les transports maritimes puisque les principales compagnies ont suspendu les réservations vers les ports du Golfe.
- Le coût de l'assurance d'un navire navigant dans le détroit d'Hormuz a été multiplié par 12 même après que Donald Trump se soit engagé à soutenir le commerce via ce point de passage pétrolier stratégique.
- Ce qui se passe est un choc d'ampleur considérable.
- Il se répercute sur les marchés mondiaux.
- C'est un climat de forte instabilité qui se dessine alors que les marchés commencent à intégrer une interruption prolongée de l'approvisionnement en pétrole brut.
- Les prix de l'essence aux États-Unis montent en flèche.
- On a vu aussi en France les premières hausses.
- Le ministre de l'énergie du Qatar a dit que si le blocage persistait, on pourrait aller vers 150 dollars le baril.
- Ça c'est clair et au moins le tarif est annoncé Didier.
- Est-ce qu'on sait à peu près combien de temps le monde peut se permettre de maintenir comme ça le détroit d'Hormuz totalement fermé ? C'est une question essentielle.
- Selon la banque JP Morgan, le détroit d'Hormuz restait effectivement fermé pendant plus de 25 jours.
- Les producteurs du Moyen-Orient devront interrompre leur production et un historien du pétrole a qualifié cela de scénario susceptible de provoquer le plus grand bouleversement dans l'approvisionnement de pétrole de l'histoire.
- Pour l'instant, les marchés parient davantage sur une victoire rappée de Donald Trump mais chaque jour où cela ne se produit pas, on peut dire que les risques d'une crise énergétique mondiale de grande ampleur augmentent et ce qui se passe dans le détroit a déjà eu des répercussions au-delà, en Chine notamment, puisque la Chine a ordonné à Sinopec et Petrochina, groupe pétrolier, de cesser leurs exportations de diesel et d'essence.
- Chaque baril raffiné en Chine restera en Chine jusqu'à nouvel ordre.
- La moitié des importations de pétrole brut de la Chine transitent par le détroit d'Hormuz.
- La Chine donc constitue des réserves tant qu'elle en a encore.
- Et puis en fin de semaine, c'est aussi important, le Trésor américain a assoupli les sanctions pétrolières imposées au Kremlin autorisant les raffineries indiennes à acheter des barils.
- Des millions de barils de pétrole russe stockés dans les navires jusqu'au début avril.
- Victoire pour Poutine, selon...
- ...les spécialistes de ces marchés.
- Vous parliez du pétrole et du gaz.
- De ce côté-ci aussi, ça va se compliquer visiblement à cause du contexte.
- Oui, la crise du gaz, on pourrait dire, est pire.
- Les stocks européens étaient proches de leur niveau saisonnier les plus bas.
- Il n'existe pratiquement aucune capacité de production de GNL excédentée au niveau mondial.
- Le Qatar, on le disait, vient de fermer toute sa production de GNL.
- C'est le deuxième exportateur mondial, le Qatar.
- Pour vous donner une idée de l'impact de cette guerre, quand les drones iraniens ont frappé Ras Laffan et...
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