Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, l'info éco plus, Didier Testo.
- Bonjour mon cher Didier.
- Bonjour Maxime.
- Fondateur de la Bourse et de la Vie TV.
- Et Didier, on va forcément s'intéresser à ce qui se passe du côté du Moyen-Orient.
- La guerre se poursuit et en France, ça y est, c'est le fameux retour du nucléaire qui a fait l'actualité il y a quelques jours.
- Exactement, avec le président Emmanuel Macron qui est président d'un conseil de politique nucléaire à la centrale de Penly, c'est près de Dieppe.
- Une visite qui a été l'occasion pour le chef de l'État de voir où en étaient les travaux en cours de l'EPR2 au cœur de la stratégie de relance du nucléaire civil.
- Ce programme comprend notamment la construction d'au moins six nouveaux réacteurs à Penly, Gravelines, Bugé, qui seront en service à l'horizon 2040 et qui devraient apporter à la France une puissance supplémentaire de 10 gigawattheures.
- Le livret A permettra de financer ce programme, c'est ce qu'a indiqué également l'Élysée à cette occasion.
- Il faut rappeler que cette année 2026, c'est le 15e anniversaire de l'accident de Fukushima au Japon et le 40e.
- C'est le 15e de la catastrophe de Tchernobyl en Ukraine.
- Mais la même semaine, une conférence internationale sur le nucléaire civil est également venue remettre les pendules à l'heure, on pourrait le dire ainsi, puisque la patronne de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, je cite, nous dit « Alors qu'en 1990, un tiers de l'électricité européenne provenait du nucléaire, aujourd'hui cette part est tombée à environ 15%.
- Cette réduction de la part du nucléaire était un choix, je pense que c'était une erreur stratégique. » Six ans après, avec des campagnes allemandes antinucléaires pour affaiblir la France, il faut le dire, j'avais eu l'occasion de l'expliquer ici avec des associations, eh bien notre avantage technologique et compétitif a été renié par des décisions politiques visées électoralistes.
- Ursula von der Leyen qui ajoute « Le prix de l'électricité en Europe, les prix sont structurellement trop élevés et les 27 restent totalement dépendants d'importations coûteuses et fluctuantes. » Ça fait assez mal d'entendre cela quand on sait le rôle de l'Allemagne dans cette affaire, aidée par certains politiques français sans colonne vertébrale.
- Et on ne parle pas du gaz russe pour les Allemands qui a aidé leur industrie jusqu'à la guerre en Ukraine.
- Alors ces déclarations sont bienvenues dans ce contexte de guerre au Moyen-Orient, mais ils ne construisent pas, il faut le rappeler, une centrale en quelques semaines.
- Alors il y a des discussions désormais en France sur le financement des projets pour l'aval, le traitement, le recyclage pour atteindre l'indépendance sur toute la chaîne de valeur nucléaire.
- C'est en marche comme dirait l'autre, mais que de temps perdu.
- Au sommet pour l'énergie nucléaire, eh bien 38 pays sont en faveur du triplement des capacités d'ici 2050.
- À nous, Français, de nous remettre en ordre de marche et d'accélérer.
- Et Didier, ce qui se passe en France est un événement mondial.
- Le sommet que vous évoquiez d'ailleurs, vous voyez beaucoup de pays réfléchir au nucléaire civil.
- Exactement, comme le soulignent les analystes, l'énergie c'est le nœud du problème.
- Aujourd'hui, notre monde a de plus en plus soif de courant.
- Au-delà des voitures électriques, c'est le monde numérique qui engloutit de l'énergie.
- L'essor de l'intelligence artificielle, la consommation électrique des centres de données devrait doubler d'ici 2030, c'est juste dans quelques années.
- Et imaginez, les nouveaux projets de data centers nécessitent à eux seuls autant d'électricité que des pays entiers.
- L'électrification, c'est toute une chaîne industrielle.
- Et puis, il y a également la crise pétrolière qui a déjà des conséquences sur de nombreux secteurs.
- Oui, une crise alimentaire plane déjà sur l'hémisphère nord, puisque cette guerre au Moyen-Orient a interrompu les exportations d'engrais.
- Ça frappe en plein cœur de la saison des semis de printemps.
- Il y a la paralysie de la production durée, c'est le principal engrais azoté au monde.
- Il y a les sujets, effectivement, qui sont bloqués dans les ports du Golfe.
- Le prix de l'urée a déjà augmenté de 40%, avec un risque majeur pour les rendements du riz, du blé...
Transcription générée par IA