Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin au week-end, l'info éco plus, Didier Testo.
- Bonjour mon cher Didier.
- Bonjour Maxime.
- Fondateur de la Bourse et la VTV, cette semaine c'est une véritable page de l'histoire financière qui se tourne et ça se passe de l'autre côté de l'Atlantique, précisément à Washington, du côté de la Réserve Fédérale.
- C'était ce mercredi, la très puissante Réserve Fédérale américaine tenait sa réunion et c'était un moment historique car ce devait être la dernière présidée par son patron actuel, Jerome Powell.
- Jerome Powell, lors de cette réunion, le FOMC, comme disent les spécialistes, a indiqué que les développements au Moyen-Orient contribuaient à un haut niveau d'incertitude au sujet des perspectives économiques, avec encore ce que des spécialistes appellent un billet accommodant, le easing billet, qui mentionne des baisses de taux directeurs possibles.
- Mais voilà, quatre personnes ont voté contre le communiqué.
- Il n'y a pas eu autant de dissensions depuis juin 1992.
- Et dans son introduction, Jerome Powell a indiqué qu'il resterait au bord de la Fed malgré la fin de son mandat de président le 15 mai 2026.
- Et ce qui ne doit pas, bien sûr, faire plaisir à Donald Trump qui, lui, a une autre idée puisque c'est la fin de cette présidence marquée par des événements extraordinaires, le Covid, la crise énergétique de 2022, la guerre commerciale, la guerre en Ukraine, la guerre en Iran, mais aussi des intimidations sans précédent de la part de l'exécutif.
- Jerome Powell a d'ailleurs insisté sur le caractère collectif des décisions prises par l'institution, ce qui est une manière de montrer les défis à venir pour Kevin Walsh, qui est le candidat de Donald Trump, mais dont les vues sont loin d'être partagées par la majorité des membres de cette réserve fédérale.
- Est-ce que le départ dont vous nous parlez, mon cher Didier, peut créer des incertitudes qui, à un moment ou à un autre, vont nous concerner, c'est-à-dire qui vont avoir des conséquences chez nous ? Clairement, on le sait, l'économie, c'est un village global.
- Quand le coût de l'argent augmente en Amérique, la Banque Centrale Européenne, la BCE à Francfort est presque toujours obligée de suivre la cadence.
- Sinon, notre monnaie, l'euro, risquerait de s'effondrer face au dollar.
- Le départ de Jerome Powell et l'arrivée de son syndicat, et de son successeur, créent de l'incertitude.
- Nouveau pilote appuiera-t-il sur l'accélérateur ou sur le frein ? On ne sait pas.
- Et sa décision dictera la tendance de l'inflation mondiale.
- Ça aura un impact sur les taux de votre futur crédit immobilier ou le rendement de votre assurance-vie.
- Côté BCE, en tout cas cette semaine, la Banque Centrale prolonge la séquence de stabilité qui avait été initiée en juin 2025.
- Elle a laissé inchanger ses trois taux directeurs.
- Et le Conseil des gouverneurs a, lui aussi, souligné l'intensification des risques.
- Pour l'heure, les marchés tapent sur deux ou trois hausses de taux.
- Au second semestre 2026, avec un premier mouvement en juin.
- Tiens, on est visiblement dans la catégorie des départs.
- On peut y rester parce qu'il y a un départ qui suscite et qui continue de susciter beaucoup de questions.
- Ce sont les Émirats arabes unis qui quittent l'OPEP.
- Est-ce qu'on peut déjà en mesurer les conséquences ? C'est un événement lié à ce conflit contre l'Iran inattendu.
- Les Émirats arabes unis qui quittent l'OPEP.
- Ils souffrent depuis un moment des quotas imposés par l'OPEP dans la production de pétrole.
- Avant ce conflit, ils produisaient 3,6 millions de barils par jour.
- C'était donc un des producteurs significatifs de l'OPEP.
- Le troisième précisément, avec 12% de la production.
- Mais avec ce maintien des quotas, cela les contraignait.
- C'est donc un changement radical qui va changer la donne pour l'OPEP.
- Et au sujet de ce qui peut se passer, c'est d'ailleurs amusant que ça vienne de la Russie qui a averti que le retrait brutal des Émirats arabes unis de l'OPEP entraînerait une chute des prix du pétrole une fois le conflit au Moyen-Orient terminé.
- Elle a confirmé, elle, son intention de rester au sein de l'alliance élargie OPEP.
- Le Financial Times rapporte ces propos et indique également la crainte des analyses selon lesquelles ce retrait...
Transcription générée par IA