Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, l'info éco plus, Didier Testo.
- Et bonjour mon cher Didier.
- Bonjour Maxime.
- Fondateur de la Bourse et de la Vie TV, cette semaine vous posez une question assez intéressante.
- Comment contourner la muraille douanière européenne ? Vous nous dites que les constructeurs chinois sont en train d'accélérer les réponses à cette question.
- Oui, on peut parler d'adaptation foudroyante de l'industrie chinoise.
- Selon l'agence Reuters, le géant mondial de l'électrique BYD cherche activement à racheter une usine automobile existante pour installer son deuxième site de production en Europe après un premier projet en Hongrie.
- L'objectif est clair, face aux droits de douane punitifs européens qui pourraient dépasser 35% pour les voitures fabriquées en Chine, BYD veut produire localement pour être considéré comme européen et échapper à cette taxe.
- D'après l'agence Reuters, le constructeur chinois cherche à reprendre une usine existante dans le sud de l'Europe pour installer cette usine.
- Deuxième usine, l'Espagne, figurant parmi les pays présélectionnés.
- Nous préférerions reprendre une usine existante, c'est ce qu'a déclaré la vice-présidente exécutive au journaliste à Berlin lors du lancement européen d'un de leurs véhicules, le Dolphin G, une petite voiture électrique.
- Elle n'a pas précisé les autres pays qui figuraient sur cette liste restreinte de BYD, ni quand une décision concernant le lieu était attendue.
- Concernant la production, selon l'agence Reuters, toujours, la responsable a déclaré que la priorité absolue du plus grand constructeur mondial de véhicules électriques était de démarrer la production dans sa première usine européenne, donc l'Hongrie, en Hongrie, au quatrième trimestre.
- C'est à peu près un an plus tard que prévu.
- À ce jour, les chiffres restent quand même assez impressionnants, puisque les ventes de BYD en Europe ont augmenté de 270% l'an dernier.
- Est-ce que les constructeurs chinois peuvent réussir ? Cette stratégie chinoise de production de véhicules électriques en Europe permettrait à BYD d'éviter ses droits de douane sur les voitures électriques fabriquées en Chine.
- Au même moment, l'industrie automobile européenne souffre, on peut dire, depuis des années, d'un problème de surcapacité, notamment en Europe occidentale, où les coûts de la main-d'oeuvre et de l'énergie sont plus élevés.
- On a pu donc voir le groupe Stellantis, Peugeot, Fiat et d'autres marques prêts à louer des espaces dans ces usines européennes sous-utilisées à des constructeurs automobiles chinois, dont Lipmotor, avec lequel ils travaillent déjà.
- Et le conseiller principal de BYD en Europe, Alfredo Altavilla, est assez clair.
- Les constructeurs chinois étudient les usines existantes en Europe, car les règles fabriquées en Europe, proposées par l'UE concernant le contenu local minimum dans les voitures, entreraient en vigueur avant que les usines nouvellement construites puissent commencer la production.
- Donc il n'y a pas le temps, selon lui, pour construire une usine neuve aujourd'hui.
- Tout ce que vous pouvez faire, c'est trouver un terrain industriel désaffecté, le reprendre et le rénover.
- C'est un peu une course contre la monde qui est donc engagée pour adresser l'un des premiers marchés mondiaux automobiles aujourd'hui.
- Et dans l'actualité économique, on a quand même parlé de ce à côté de quoi on ne peut difficilement passer, c'est les taux d'intérêt.
- La BCE vient de relever ces taux.
- Voilà, c'était prévu.
- C'est une hausse de 25 points de base des taux directeurs.
- On est à 2,25%.
- Décision prise à l'unanimité.
- Dans le détail, on voit que la Banque Centrale Européenne a davantage modifié son scénario d'inflation, donc plutôt à la hausse, que ses prévisions de croissance, qui sont elles plutôt à la baisse.
- La persistance de cette inflation reste au cœur des préoccupations de la BCE.
- Après un an de stabilité, elle engage un cycle de resserrement.
- Cela pourrait avoir un impact, alors pas immédiat, mais plutôt au second semestre pour les capacités d'emprunt des ménages, pour l'immobilier.
- Et pour la Fed aux Etats-Unis, le rendez-vous, c'est la semaine prochaine pour Kevin Warsh, le nouveau président.
- Avec lui, une question.
- Succombera-t-il à la pression de Donald Trump ? Les marchés seront attentifs à ce qui va se passer.
- Cela n'impactera pas que les Etats-Unis.
- Il y a aussi des investisseurs en bourse, disiez, qui s'interrogent sur le lien entre les fonds Vautour, c'est comme ça qu'on les appelle,...
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