Retranscription des premières minutes :
- Et bonjour Pierre Choupin.
- Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
- Vous êtes éleveur de vaches laitières au Houches, en Haute-Savoie, c'est bien ça ? Oui c'est ça, tout à fait.
- Et alors, est-ce que vous êtes vous, dans vos montagnes, tranquillement, un tout petit peu préservé de la chaleur, ou on sent quand même que vous assistez à des températures totalement inhabituelles qui pèsent sur l'activité aussi, et vos animaux par conséquent ? On a quand même la chance, il fait quand même un petit peu plus frais dans nos montagnes, même si quand même on sent qu'il fait chaud à comparer à avant.
- Mais après les bêtes, c'est vrai qu'on a la chance qu'elles soient en montagne, donc il fait quand même un petit peu plus frais en montagne pour elles.
- Même si c'est vrai que comparé à avant, il fait quand même un petit peu plus chaud dans les montagnes.
- Vous êtes à combien de degrés là à peu près ? Par exemple, à l'heure où on se parle, vous êtes à combien sur le mercure ? Ce matin-là, quand je suis sorti, j'ai vu qu'il faisait 17.
- 17, voilà.
- À 7 heures.
- C'est à partir de quoi ? D'une vingtaine de degrés, 25 degrés, que je crois que ça devient réellement compliqué pour les vaches ? Alors, je ne pourrais pas savoir, mais j'avais entendu que oui, les vaches, à partir de 25 degrés, elles étaient quand même moins bien, tout à fait.
- Là, c'est-à-dire que quand vous dites « j'ai entendu ça », ça veut dire que de votre côté, en réalité...
- Oui, oui.
- En réalité, l'activité se déroule plus ou moins normalement.
- Vous n'êtes pas aussi touché que certains autres agriculteurs par ces températures records ? Je pense quand même que c'est vrai que dans les montagnes, on est moins touché que ces personnes qui sont en pleine.
- C'est vrai qu'on a toujours un petit fond d'air quand même en montagne.
- Donc, je pense qu'on est quand même moins touché que des personnes qui sont en pleine ou pas.
- Tout à fait.
- Il y avait aussi la question, vous savez, du pâturage, notamment de la quantité également d'herbes que vous allez pouvoir avoir à disposition dans les prochaines semaines, etc.
- Est-ce que vous aussi, c'est un sujet avec cette température qui tape où là aussi, vous êtes un peu préservé en montagne ? C'est vrai que nous, en fait, les vaches, déjà, nous, les vaches, elles sortent d'hiver à partir de mi-mai.
- Et après, en fait, souvent, à partir du 15 juin, on monte en montagne.
- Alors, c'est vrai que du coup, en montagne, on a quand même des assez grandes montagnes.
- Donc, on est un peu préservé avec l'herbe.
- L'herbe est moins touchée qu'en bas.
- Ce qui est merveilleux, c'est que quand on s'intéresse à la montagne, on voit qu'on est préservé en réalité de tous les excès.
- Et vous avez la chance de vivre visiblement dans cette jolie bulle.
- Merci beaucoup, Pierre Choupin, d'avoir été avec nous ce matin, éleveur de vaches laitières.
- Au Houches, c'est en haut de Savoie, avec ce qu'il faut, visiblement, de fraîcheur, d'herbe et de petits vents pour être préservé de tout ce qui se passe un peu plus bas.
- Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
- Il est 7h11 et dans un instant, on est près de chez vous.
- On va s'intéresser aux glaces.
- Et oui, en pleine canicule, on se rouille tous sur les glaces.
- Le paradoxe, c'est que selon l'homme qui va être avec nous dans une poignée de secondes, la vraie glace, elle est en train de mourir.
- On sera avec Philippe Faure, qui est un artisan glacier, un vrai de ceux qui travaillent le fruit frais et le lait, pas la poudre et l'air brassé.
- Et lui, il tire la sonnette d'alarme entre l'industrie, les coûts et la concurrence.
- Son métier de glacier traditionnel est tout simplement en train de disparaître.
- Rencontre savoureuse et un peu amère, je ne vous le cache pas, d'ici quelques ondes.
- A tout de suite et très bon réveil sur Sud Radio.
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Transcription générée par IA