Retranscription des premières minutes :
- Et ce matin, je suis ravi d'accueillir Luc Gougeot. Bonjour. Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes agriculteur, chef de la ferme de Chabas. C'est à Saint-Priest-Orient. C'est dans le 87.
- Alors agriculteur et chef, c'est quel métier qui vous oblige à vous lever le plus tôt quand on cumule les doubles casquettes ? Alors c'est vrai qu'on est tout le temps sur le qui-vive. On est tout le temps à fond dans notre activité.
- Là, je suis levé de bonne heure ce matin parce que je suis place des Carmes à Limoges. Donc pour le marché de la semaine, tous les samedis matins, je vends mes légumes. Et puis après, le reste de la semaine, il y a tout ce qui est irrigation, arrosage.
- Il suffit qu'il y ait un vélage. Donc on est toujours prêt à intervenir. Il faut savoir être réactif et des fois se lever très tôt.
- Cuisiner, ce qu'on fait et ce qu'on a fait pousser soi-même, qu'est-ce que ça change concrètement dans l'assiette ? On a une autre approche des produits ? On s'y attarde différemment ? Alors ça fait 4 générations qu'on est producteur de légumes à la ferme de la Chabasse. Donc je suis la quatrième génération.
- Ma fille est au Vasé en formation agricole. Et elle est intéressée par ce métier-là. Mais c'est vrai que du coup, nous, on a toujours eu pour habitude de faire du produit de qualité avec pas de produits phytosanitaires. Et du coup, c'est toujours valorisant.
- C'est vraiment de savoir qu'on a une clientèle habituée qui vient chercher nos légumes et qui me communique des photos avec les recettes établies, que je partage sur mes réseaux sociaux. Voilà, ça fait toujours plaisir. Et puis j'ai des cantines scolaires et des restaurants qui prennent nos légumes et qui les mettent en valeur. Et ça, c'est une fierté personnelle. Ça, c'est sûr.
- Luc Gougeot, vous qui êtes agriculteur, chef aussi de la ferme de Chabasse à Saint-Priest-Orion. Le métier d'agriculteur, on le sait, traverse une crise profonde.
- Ce modèle, un peu comme vous le pratiquez, de ferme-restaurant, c'est une porte de sortie, une façon, on va dire, de s'en sortir autrement, d'être beaucoup plus complet dans la pratique du métier qu'on exerce ? Exactement. Il faut savoir qu'en fin de compte, j'ai repris l'exploitation de mes parents en 2017, une exploitation où il y avait très peu de vaches allaitantes et donc du légume en circuit court et donc avec de la vente directe. Il faut savoir qu'aujourd'hui, si j'avais que ma production, la production de viande, limousine ou une production de céréales, je ne pourrais pas m'en sortir. Et ça permet d'amener de la valeur ajoutée à mon exploitation et pouvoir pérenniser l'outil de travail que mes parents et mes grands-parents m'ont légué.
- Donc tous ceux qui nous écoutent ce matin, vous avez compris la consigne. Il faut aller chez Luc Gougeot, agriculteur et chef de la ferme de Chabasse.
- C'est à Saint-Priest-Orion. Merci beaucoup, cher Luc Gougeot, d'avoir été avec nous ce matin. Dans un instant, on est près de chez vous, parce que demain, des milliers de femmes vont s'élancer, bas pour bas, par un record. Pour la vie, tout simplement, c'est courir pour elles.
- Édition 2026, courir, marcher ensemble pour aider les femmes touchées par le cancer et financer la fameuse prévention dont on a tant besoin.
- Une vague de dossards, mais surtout une vague de solidarité. Sophie Moreau, qui précide cette association, nous explique pourquoi ça compte autant, surtout en ce moment. A tout de suite sur Sud Radio.
- .
Transcription générée par IA