Retranscription des premières minutes :
- Bonjour Mathieu Castanier. Oui, bonjour. Bonjour à tous les auditeurs.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes éleveur de brebis laitières et chameleier à Verrières. C'est dans l'Aveyron.
- Alors d'abord, question. Est-ce que votre métier ne souffre pas trop en ce moment de la chaleur et de ce soleil de plomb qui s'abat sur toute la France ? Ben disons que ça va être surtout au niveau des récoltes qu'on va souffrir, quoi, parce qu'on risque de manquer de marchandises.
- Quand vous dites « le manquer de marchandises », qu'est-ce qui va manquer là le plus ? Ben disons que l'herbe ne pousse pas avec ces températures. Elle grille et on va manquer de fourrage pour l'hiver ou pour la fin de l'été.
- Vous êtes Mathieu Castanier. Après la chaleur en elle-même, bon, les animaux...
- Ça va, ils sont en bâtiment la journée, puis on les sort la nuit, en fait.
- Vous êtes Mathieu Castanier, éleveur de brebis laitières et chameleier à Verrières dans l'Aveyron.
- Je vous cache pas que ça fait quelques longs jours, en préparant cette interview avec mon équipe, qu'on s'interroge à quel moment dans votre histoire professionnelle vous avez eu envie de vous intéresser aux chameaux qui plus aient en France.
- Ça peut être... C'est rare, quand même.
- Ben oui, c'est assez rare. On n'est pas très nombreux. On est une dizaine, à peu près, une quinzaine.
- Mais moi, en fait, je suis tombé dedans quand même, puisque c'est mes parents qui ont commencé.
- Donc nous, ça fait 40 ans maintenant.
- On élève des dromadaires à la Blaquière, donc à Verrières.
- Et ce qui les a, en fait, entraînés là-dedans, c'était justement les sècheresses, les grosses sècheresses et les chaleurs.
- Eux, ils étaient éleveurs de brebis au départ.
- Et ils se sont dit, en fait, sur l'Écosse, là, nous, on est sur l'Écosse.
- C'est des endroits assez arides, où l'eau tient pas longtemps dans les sols.
- Et du coup, ils s'étaient dit, en déconnant, ça serait bien qu'on mette des dromadaires.
- Les dromadaires, ça serait peut-être mieux adapté.
- Et c'est comme ça que la voiture est partie.
- Et alors, qu'est-ce que le chameau apporte dans votre quotidien, vous, d'éleveur ? Qu'est-ce qu'ils ont de si singulier, alors ? Déjà, c'est un animal très intéressant, parce que ça a des grandes particularités.
- C'est très intelligent.
- Ça a une grande mémoire, justement, pour se rappeler des itinéraires, des points d'eau dans leur milieu qui est souvent aride.
- Donc, bon...
- Il y a quand même un échange avec eux.
- Et après, nous, c'est une activité un peu touristique.
- On fait de la randonnée de pleine nature avec.
- Et dans l'Aveyron, en chameau, ça cartonne ? Ça cartonne.
- Pas trop, parce qu'on ne peut pas être au fourré ou au moulin.
- Donc, on fait ça tranquillement, mais ça nous fait un petit complément.
- Les animaux sont contents d'aller se promener.
- Bon, merci beaucoup, Mathieu Castagné, d'avoir été avec nous ce matin, éleveur de bobillets tiers et chameuliers, à Verrière, dans l'Aveyron.
- Et donc, on l'a compris, si jamais on veut avoir réellement quelque chose d'original, ça se passera donc à dos de chameau.
- Et ça, croyez-moi, ce samedi matin, c'est le lefto idéal qu'il nous fallait.
- Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
- Il est 7h11 sur Sud Radio.
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Transcription générée par IA