Retranscription des premières minutes :
- Et bonjour, Florent Pugin. Et bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes poissonnier, c'est ça ? Absolument. Poissonnier à Chaponneau dans le 69.
- C'est ça. Et propriétaire de la poissonnerie. Florent, alors qu'est-ce que ça dit, cette semaine, par cette période caniculaire ? Vous n'avez pas eu trop de problèmes. Les gens ont quand même envie de manger du poisson.
- Il n'y a pas les fameux débats autour de la conservation, la difficulté parfois de garder un bon poisson frais par ses températures ? Non. Tout va bien. On a un service logistique en France qui est exceptionnel.
- Donc on a deux transporteurs en France qui arrivent à ramasser les poissons sur tous les ports de pêche et nous livrer le lendemain matin dans des caisses réfrigérées, dans de la glace.
- Donc du coup, ça ne pose aucun problème.
- Et les clients n'ont pas peur forcément de ça ? Non, ils n'ont pas peur. Moi, je suis réfrigéré chez moi. Ma banque est réfrigérée.
- J'ai la climatisation.
- Après, c'est sûr que les habitudes ont un peu changé.
- Les gens viennent un peu plus tôt.
- C'est-à-dire que quand on avait du monde vers 9-10 heures, les gens viennent plutôt vers 8-9 heures.
- On s'habitue. De toute façon, on commence tôt. Donc il n'y a pas de problème.
- Et c'est quoi les poissons qu'on mange, on va dire, un peu en masse par ces fortes chaleurs ? C'est quoi les recettes ? C'est quoi les pièces de poissons qu'on vient vous demander ? C'est une bonne question. Parce que les gens prennent beaucoup de cabillauds pour faire des aïe-lis.
- Ils le préparent justement le matin et le mangent froid derrière avec un petit légume, une petite maillot avec de l'ail.
- Et ça fonctionne très bien, ce genre de choses.
- Donc on a le cabillaud. Est-ce qu'on a encore un peu les fruits de mer ? Je crois que la période des Saint-Jacques s'est terminée il y a quelques semaines. Qu'est-ce qu'on a d'autre ? Exactement. Ça commence en octobre. Les Saint-Jacques, c'est terminé là.
- Là, oui, si, les fruits de mer, j'en ai encore pas mal.
- Maintenant, les huîtres n'ont plus de l'étance. Donc du coup, on peut en avoir toute l'année.
- Et donc je fais des plateaux d'huîtres, effectivement, encore beaucoup.
- Ça soit des huîtres charnues, des marais de lairon. Je fais aussi de l'isignan en Normandie.
- Avec ça, un verre de vin blanc, ça, c'est toujours une recette qui fonctionne.
- Ça, c'est évident. Florent Puget, vous êtes poissonnier. La poissonnerie Florent, vous êtes à Chaponneau.
- C'est dans le Rhône. Est-ce que le métier de poissonnier, aujourd'hui, n'est pas trop compliqué quand on voit le nombre de débats qu'il y a autour de la provenance de certains poissons, quand on voit aussi le prix qui a augmenté, un pouvoir d'achat qui diminue ? Est-ce que vous, vous n'avez pas une clientèle en danger ? Ou au contraire, le fait que vous soyez poissonnier avec un rapport particulier avec vos clients, il n'y a pas de baisse de la consommation ? C'est-à-dire que vous avez un tel lien avec eux qu'ils viennent chercher non seulement de la qualité, mais aussi un service, mais aussi forcément des renseignements ou un lien, en tout cas, entre vous et les clients que vous avez.
- Sur l'origine des poissons, moi, je me fournis uniquement sur les criées françaises.
- J'ai un prestataire qui achète pour moi sur les criées.
- Donc l'origine, je la maîtrise, je la connais.
- C'est soit la Bretagne, soit la Normandie, le sud de la France, un petit peu.
- Donc pour l'origine, je n'ai aucun souci avec ça.
- J'essaye de faire le moins possible de poissons d'élevage, parce qu'il y en a certains, effectivement, qui sont un peu des criées.
- Sur le prix, effectivement, le carburant a augmenté.
- Alors nous, on est impacté à deux niveaux pour les bateaux.
- Parce que c'est et pour les livraisons et pour la pêche directement, j'imagine.
- Exactement. Donc on a les bateaux qui payent plus cher, les transporteurs qui payent plus cher.
- Nous, on est à Lyon, donc il faut ramener le poisson jusqu'ici.
- Donc ça a un petit peu augmenté.
- Mais si...
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