Retranscription des premières minutes :
- Bonjour, Marc Lepeltier. Mon cher Marc, est-ce que vous êtes avec nous ? Marc Lepeltier, alors vous êtes aboriculteur du côté de la Ferrière.
- La Ferrière, c'est en Vendée. Et alors vous avez un parcours absolument intéressant pendant qu'on est en train de vous rappeler.
- Vous étiez un ancien pompier. Et vous avez décidé donc de vous lancer dans la culture, si normalement mes informations sont bonnes.
- Et je vous resalue, Marc Lepeltier. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes donc arboriculteur à la Ferrière.
- Et alors, première curiosité sur votre CV, c'est que vous avez été pompier professionnel, c'est ça ? Oui, j'ai été officier de secteur pompier pendant 20 ans en Normandie et puis en Vendée.
- Et alors comment on passe tout d'un coup de pompier à arboriculteur ? Parce que je ne connais pas très très bien les deux métiers.
- Mais là, comme ça, sur le papier, ce n'est pas évident le transfert.
- Non, effectivement, il n'y a rien à voir. En fait, c'était à la suite d'un congé parental qui m'a fait prendre conscience de certaines nécessités au niveau de la biodiversité notamment. Et donc un projet agricole est né. Je m'étais donné 5 ans pour le faire aboutir.
- Et puis voilà, je me suis tourné vers l'arboriculture fruitière.
- Alors racontez un peu quel est votre projet avec cette reconversion en arboriculteur, sachant que vous faites vraiment des cultures singulières parce que je crois que vous cultivez notamment des mandarines et des citrons.
- La ferrière, ce qui comme ça, là aussi, sur le papier, peut paraître un peu curieux.
- Oui, alors effectivement, j'expérimente quelques agrumes qui résistent au froid, mais c'est une petite partie du verger.
- En fait, j'ai eu la chance de reprendre un verger qui était déjà très diversifié avec un goût de fruits à pépins, donc pommes, poires, fruits à noyaux avec cerises, prunes, pêches, fruits à coque aussi, châtaignes, noix. Et j'ai diversifié encore plus avec des petits fruits rouges et j'expérimente des agrumes que j'avais déjà testés dans mon jardin.
- Et je me suis dit bah tiens, si ça marche dans mon jardin, peut-être que ça peut marcher dans le verger.
- Est-ce que c'est ça qu'on appelle les fameux agrumes dits rustiques ? Oui, c'est ça. Oui, c'est ça qu'on les appelle. Et voilà, ça fonctionne sur certains porte-greffes et toutes les variétés ne fonctionnent pas, mais en Vendée, on a un climat qui nous permet quand même de cultiver pas mal.
- Et vous avez quoi aussi ? C'est la saison des cerises, notamment. On en parlait hier avec notre chef. C'est ce que vous avez aussi dans le verger avec des situations, enfin, j'imagine, notamment avec des températures.
- Cela ne vient pas trop déstabiliser la récolte ? Ça a déstabilisé le calendrier parce que les burelas sont arrivés très tôt, début mai. Donc on a eu une semaine de récolte très courte. Et puis après, on a eu quelques jours maussades qui ont préné la maturation des fruits.
- Et puis là, vous voyez, je reprends les récoltes aujourd'hui. Donc juste après l'interview, je retourne au verger pour aller récolter.
- Et comment se déroule, on va dire, en termes de quantité ? Parce qu'on sait qu'on a eu quand même des températures.
- Des températures un peu aléatoires ces dernières semaines, un temps aussi aléatoire, des grosses chaleurs, puis tout d'un coup un peu de froid. Comment vous avez réussi à le gérer ? Vous n'avez pas eu trop de pertes ? Non, pour l'instant, sur les gros arbres, je n'ai pas de pertes. Mais je vais certainement mettre une argile pour faire un effet barrière, en fait, sur les grands arbres.
- Après, c'est plus sur les petits fruits, par exemple les fraises, qui commencent à donner des gaz pas mal. Et là, les fraises grûlent, en fait. Les fraises se ramollissent, en fait, sous l'effet de la chaleur.
- Voilà.
- Effectivement, là, j'ai un petit peu de pertes sur les fraises à cause de ça.
- Donc c'est ça le...
- Ça s'annonce quand même plutôt comme une belle saison pour l'instant.
- Marc Le Pelletier, vous qui êtes aboriculteur à la Ferrière, c'est du côté de la Vendée. Comment,...
Transcription générée par IA