Retranscription des premières minutes :
- On a bientôt du week-end.
- Bonjour Ludovic Delomo.
- Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
- Vous êtes boucher Charcutier-Aumant.
- Ma première question, elle est simple.
- Vous travaillez aujourd'hui, mais vous avez tenté de travailler hier ou pas ? Ah oui, j'ai travaillé, j'étais ouvert.
- Ah, alors vous faites partie des bouchers, on le disait hier sur cette antenne, qui avaient réussi ou qui avaient voulu braver l'interdiction ? Je travaille tout seul, je pense que j'ai le droit.
- Je ne suis pas renseigné, mais bon.
- En tout cas, vous n'avez pas été contrôlé, apparemment, ce qui est bon signe.
- Je n'ai pas travaillé personne, en tout cas.
- Oui, c'est ça. Mais vous n'avez pas été contrôlé, ce qui est bon signe.
- Non, je n'ai pas été contrôlé.
- Bon, racontez-nous un peu, Ludovic Delomo, vous, comment ça se passe en tant que boucher en ce moment, dans un contexte, parce qu'on peut dire qu'il est singulier le contexte, un moment où on encourage à manger de moins en moins de viande, il y a de plus en plus de tentatives pour avoir, on va dire, de la viande transformée.
- Vous, comment vous réussissez à être encore un boucher visiblement heureux ce matin ? C'est parce que je transforme beaucoup moi-même.
- Je fais toute ma charcuterie, toute ma cuisine.
- Et je fais beaucoup de produits locaux. Moi, je ne fais que du local.
- Du local, qu'est-ce que vous faites de bon, par exemple, dans votre boucherie charcuterie au Mans ? Nous, on fait des rillettes, déjà.
- Parce qu'il y a une bonne demande de rillettes.
- Obligatoire, les rillettes au Mans.
- On fait des pâtés, on fait tout.
- Il y a des semaines, on fait des couscous.
- Il y a des semaines, on peut faire des marmites sartoises.
- On peut faire des plats du jour.
- Est-ce que vous vous sentez, vous, Ludovic Delomo, dans votre commerce ? On parle souvent de la boucherie charcuterie.
- La charcuterie, la difficulté, parfois, que c'est au niveau du porte-monnaie.
- Ça, c'est la première chose.
- Et deuxième chose, la volonté d'avoir des produits locaux, d'avoir un vrai conseil.
- Peut-être de manger moins de viande, mais mieux de vente.
- Est-ce que vous, c'est ce que vous observez au quotidien avec vos clients ? Oui, nos clients, ils achètent un petit peu moins de bœuf.
- Mais d'abord, ils vont acheter aussi bien du porc que de la volaille.
- Puis du cuisinier aussi.
- Et est-ce que vous vous observez encore, c'est ce que reproche beaucoup de ceux qui, comme vous, font un métier de vente dans l'alimentaire.
- Est-ce que vous vous observez ? Est-ce qu'il y a une volonté, tout doucement, de réapprendre à cuisiner ? C'est peut-être moins évident chez les jeunes générations.
- Mais visiblement, certains s'y remettent.
- Vous le constatez aujourd'hui ? Ah ben, nos clients, ils cuisinent tous.
- Ça dépend desquels.
- En général, ils cuisinent.
- Quand ils ont le temps, quand ils ne travaillent pas le week-end, ils cuisinent et puis ils se font plaisir.
- Ça leur permet de manger, des fois, à moindre coût.
- Oui, c'est ça.
- Et c'est-à-dire que vous, désormais, quand vous êtes boucher et charcutier, j'imagine que c'est aussi quelques conseils sur les cuissons, sur les morceaux de viande qu'on doit, par exemple.
- On est sortis, il n'y a pas très longtemps, de la période du pot-au-feu, qui est un plat que j'affectionne.
- Et la légende raconte que je réalise plutôt pas trop mal.
- C'est-à-dire qu'en réalité, on vous demande le bon morceau, la bonne cuisson, avec quoi on l'accompagne.
- C'est une vraie discussion aussi, ça, dans la boucherie.
- Toujours.
- Les gens, ils essayent de savoir ce qu'ils doivent faire pour avoir des meilleurs produits.
- Et avec les beaux jours, qu'est-ce qui fait partie, aujourd'hui, des morceaux de viande indispensables ? Je ne sais pas, pour, j'imagine, les premiers barbecues, les premières plantes-chats, les premiers plats légers, qu'est-ce qu'on vend ? Dans les brochettes, dans les saucisses, dans les chevaux, dans les grillades.
- Là, ce week-end, on va bien voir, il fait moins beau, alors.
- Ça va être plus vers les poulets, ou les cuisines de poulet, ou les tagines.
- Vous parlez de poulet, vous avez vu, vous, les polémiques, on...
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