Retranscription des premières minutes :
- Bonjour Philippe Béranger. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Bon. Est-ce que vous allez bien ? J'ai l'impression que c'est un dimanche matin un peu compliqué. Est-ce que hier, la soirée fut longue, elle fut pénible, elle fut sympathique ? Oui. Écoute, on faisait une animation dans nos gazins. Une animation spéciale de cerises, justement. Ah, formidable. Et comment ça s'est passé, alors ? Oui. Eh bien très bien. Beaucoup de monde. Tout le monde a goûté un peu aux cerises. C'était... Mais alors sous toutes ces formes ? C'est-à-dire qu'il y avait une forme peut-être de liqueur de cerises ou des choses comme ça à la fin, quand même ? Non. Même pas de liqueur.
- Même pas. Bon, Philippe Berger, si vous êtes avec nous ce matin, c'est que vous êtes producteur de fou.
- Oui. Et de cerises, c'est à Ouvéian. C'est dans l'Aude. Et votre ferme s'appelle donc La Bérangère. Vous produisez quand même...
- C'est un chiffre hallucinant. Entre 20 et 30 tonnes par an, c'est ça ? Oui, c'est ça. Sur 2 hectares de cerises avec une douzaine de variétés.
- Et alors comment ça se passe quand on produit une telle quantité ? Ça permet aussi d'avoir un petit ça, si vous voulez, pour anticiper les catastrophes ? Pour nous, c'est la première rentrée d'argent.
- C'est la première rentrée d'argent de la saison, puisqu'après, je fais abricot et pêche. Voilà. Alors bon, la cerise, c'est toujours un peu scabreux dans le sens où il y a beaucoup de risques liés à la pluie et liés à un petit insecte, la drosophile, qui s'appelle le Suzuki.
- Et qu'est-ce que fait cet insecte, quoi ? C'est l'infection du fruit ? C'est une petite drosophile qui pond dans le fruit et qui fait... Qui pond... Peut-être... Enfin parfois, il peut y avoir jusqu'à une centaine.
- C'est l'infection de petits asticots à l'intérieur d'une seule cerise. C'est très... Elle est détruite en instantané, quasiment.
- Et donc là, les moyens que vous avez pour lutter contre ça, c'est quoi ? Bon, il n'y a pas grand-chose. Donc il y a quelques produits qui sont plutôt... Enfin qui sont... C'est presque des insectifuges qui font partir un peu l'insecte.
- Il y a un moyen très physique...
- sur les arbres complètement.
- Les arbres sont emmaillotés par un filet pour que les drosophiles ne viennent pas.
- C'est un insecte qui est là depuis peu de temps, depuis une dizaine d'années.
- On attend un peu les auxiliaires, c'est-à-dire les insectes qui vont...
- Parce que c'est un insecte qui n'existait pas en Europe.
- Et peu à peu, on espère que les auxiliaires, c'est-à-dire celles qui vont manger ces drosophiles, vont s'installer dans nos garges.
- Donc ça, c'est pour les difficultés, on va dire, avec des petites bêtes comme celles que vous venez de nous décrire.
- Mais vous avez, j'imagine, aussi de grosses incertitudes liées au temps, ce qu'on a pu voir dernièrement, que ce soit des pluies verglaçantes, que ce soit de la grêle.
- Ça, j'imagine que c'est l'ennemi juré de la cerise.
- Tous les fruits et légumes, d'ailleurs, la grêle, c'est une catastrophe.
- Mais pour la cerise, c'est particulier, puisque la simple pluie équivaut à une bonne grêle.
- C'est-à-dire que quand il pleut au-dessus de 15 à 1 mm, tous les fruits qui sont...
- Sur certaines variétés qui sont plus ou moins sensibles, il y a quand même ça qui arrive en ligne de compte.
- Mais tous les fruits qui sont en véraison, c'est-à-dire qui commencent à changer de couleur, éclatent.
- Et à ce moment-là, ils sont invendables.
- Et bon, voilà, c'est un peu la roulette russe.
- Et vous, Philippe Béranger, en rappelant que vous êtes le producteur de fruits et de cerises à Ouvéian, dans l'Aude, la ferme s'appelle La Bérangère, sous quelle forme vous préférez-vous les fruits ? Est-ce que vous les préférez vraiment quand ils tombent de l'arbre, sous forme de confiture ? Faites-nous rêver un peu de bon matin.
- Ah ben, si, si.
- Quand elles sont bien brillantes, rouges, noires, enfin, rouges, noires, rouges très foncés, on ne peut pas s'empêcher d'en avoir dans la bouche.
- Toute la journée, moi, il m'arrive de manger plus de 2-3 kilos...
Transcription générée par IA