Retranscription des premières minutes :
- Et notre lève-tôt aujourd'hui, c'est vous Laetitia Loger, bonjour.
- Bonjour.
- Maraîchère et gérante du jardin de Matignon à Bazac, c'est en Nouvelle-Aquitaine.
- C'est donc le printemps, officiellement, j'imagine que pour la maraîchère que vous êtes, c'est la meilleure, il y a la meilleure printemps, c'est la meilleure saison de l'année.
- Oui, ça c'est sûr.
- Alors excusez-moi, ma chère Laetitia, on ne vous a pas compris, est-ce que vous pouvez éventuellement mettre votre téléphone et corriger le téléphone parce qu'on a un petit problème de liaison ? Alors oui, le printemps c'est la meilleure saison, avec l'été c'est les meilleurs.
- On vous entend un peu mieux.
- Et à quoi, en ce moment, à quoi ressemble une journée, la traditionnelle pour vous ? Quelles sont les tendances du moment ? Qu'est-ce que vous avez dans les légumes, dans les fruits ? Alors là, en ce moment, c'est un peu le milieu, donc les produits d'hiver se finissent, les produits d'été arrivent.
- Donc là, en ce moment, c'est surtout les plantations qui vont être pour les courgettes, les tomates, les blettes, il va y avoir les carnichons, les concombres, tous les produits de saison qui vont arriver très rapidement.
- Et quand on parle généralement du prix, parce que c'est beaucoup les préoccupations du moment avec tout ce qui se passe bien sûr à l'international, on parle beaucoup des fruits.
- Des légumes, on entend beaucoup dire, c'est vrai, le consommateur, c'est cher.
- Est-ce que vous, en tant que maraîchère, vous avez ces débats avec vous, autour de vous ? Non, parce que nous, on vend principalement très sur les marchés.
- Et on respecte les prix.
- Et franchement, on n'est vraiment pas très cher.
- Comparé aux supermarchés, vous allez avoir une différence énorme.
- Et ça, les gens le voient, les gens vous le disent ? Ah oui, oui, ah oui.
- Ah oui.
- Juste, admettons, le café.
- Si l'autre tomate, à l'heure actuelle, vous allez à l'intermarché, il va être à 7,99 euros.
- Et vous, par exemple, vous le faites à combien ? Il va être à 4,80 euros.
- Ah oui.
- Et c'est le cas pour absolument tous les produits de saison que vous arrivez à faire ? Parce qu'on pourrait se dire que, vous, il y a la main-d'oeuvre, il y a le temps que vous mettez pour le récolter, pour le cultiver, ce qui n'est quand même pas le cas en grande surface.
- Chez vous, malgré, on va dire, le temps que vous accordez aux produits, vous arrivez à avoir un prix largement concurrentiel par rapport aux grandes surfaces ? Ah oui, largement, oui.
- Oui.
- Mais en fait, eux, ils profitent.
- Malheureusement, ils profitent déjà.
- Et quand on voit aujourd'hui le nerf de la guerre, qu'on soit aujourd'hui un industriel, qu'on soit aujourd'hui dans des métiers, on va dire, plus d'artisanat, aujourd'hui, le nerf de la guerre pour une profession comme vous, c'est quoi ? C'est l'énergie ? C'est l'eau ? C'est la main-d'oeuvre ? C'est les charges ? À l'heure actuelle, ça va être les charges, le GNR, qui a augmenté, comme le gasoil.
- Oui, c'est devenu hyper cher.
- Là, admettons, nous, c'est 1 000 euros par mois.
- Ah oui, alors que...
- Juste pour le GNR et le gasoil.
- Donc, c'est une charge qui a explosé, c'est juste 1 000 euros par mois.
- Oui, oui.
- Laetitia Loger, vous...
- Si on met les charges à côté...
- Ça vous fait combien de charges, là, ce matin ? Là, à l'heure actuelle, on est à 2 000, 2 500 par mois.
- Donc, c'est considérable.
- Laetitia Loger, vous êtes maraîchère, gérante du jardin de...
- de Matignon, à Bazac, c'est en Nouvelle-Aquitaine.
- On parle de plus en plus, enfin, ça fait de longues années maintenant, mais de souveraineté alimentaire en France.
- Est-ce que, sur le terrain, vous, vous commencez à voir ces fameuses...
- ces fameux changements de, on va dire, d'envie ? C'est-à-dire que les producteurs, et en tout cas, nous, les citoyens, ont envie de ces éléments, c'est-à-dire d'une production beaucoup plus locale, avec peut-être beaucoup moins de pesticides, de savoir d'où viennent les produits.
- Est-ce que ça, vous le ressentez sur le terrain ? Ce n'est pas que dans les discours qu'on entend, ici,...
Transcription générée par IA