Retranscription des premières minutes :
- Bonjour, Pascale Malaly. Oui, bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes fleuriste à Malmore et à Marseille. Dans l'actualité qui nous préoccupe en ce moment et sur laquelle tout le monde est un peu focalisé, la première question que j'ai envie de vous poser, c'est... Vous avez travaillé vendredi ? Oui, bien sûr. On a travaillé vendredi. On est toujours présents.
- Et il n'y a pas eu de sujet, de contrôle, d'angoisse de voir débarquer soudainement l'inspection du travail ? Ah ben ça, tous les ans, on a une épée d'amoclès sur la tête. Mais bon, on est préparés à ça.
- Et il n'y a pas d'incident particulier en ce vendredi ? Vous avez eu les mêmes clients ? Vous avez pu ouvrir sans trop de difficultés ? Oui, oui, oui. Nous, on a assuré le job sans difficultés.
- On parle beaucoup toujours forcément du traditionnel muguet du 1er mai. Est-ce qu'on arrive aujourd'hui encore, non seulement à en vendre de bonne qualité, du muguet, et à prix raisonnable, et de préférence peut-être du muguet français ? Parce qu'à chaque grande fête, que ce soit le 1er mai ou la Saint-Valentin, par exemple, si je prends les derniers mois, on critique toujours un peu les fleurs qui viennent de l'autre bout du monde, qui sont sans odeur, qui ne sont finalement pas produites localement et qui coûtent très cher.
- On arrive encore à faire du muguet accessible et de bonne qualité ? Alors par chance, le muguet, oui, on arrive à le trouver encore français.
- Et par contre, à des prix accessibles, le coût...
- Avec l'inflation a bien augmenté.
- Ça pique un peu ? On est à combien, par exemple, vous, quand vous l'achetez, par exemple, le muguet, aujourd'hui, vous êtes à combien ? On est quasiment à presque 5 euros.
- Ah oui, 5 euros le coût.
- Pour du muguet racine.
- On arrive à le trouver presque aussi cher qu'en grande surface, quoi. C'est ça, le hic.
- C'est absolument dingue. Et si on s'intéresse quelques minutes aux fleurs de saison en ce moment, qu'est-ce que vous avez de beau ? Ah bah là, la fleur de saison, c'est...
- C'est ça, le hic.
- Ah bah là, la fleur de saison, la fleur star du mois de mai, ça va être la pivoine.
- Hum, évidemment. Avec quelques conseils, quand même, pour la préserver, parce que je vois, moi qui suis allé chez le fleuriste pas mal ces derniers jours, ne me demandez pas pourquoi, parce qu'elle m'a la lit. En réalité, j'entends à chaque fois les bons conseils pour préserver sa pivoine.
- Quand on en achète, c'est quoi, les bons conseils de la fleuriste, ce matin ? Alors, les bons conseils, c'est toujours recouper les tiges, mettre une bonne moitié d'eau dans le vase et la changer au moins tous les deux jours.
- Hum. Et aujourd'hui...
- Et la garder.
- La garder dans une pièce le plus frais. Bon, ça, après, c'est pas évident à la maison, mais...
- Hum. Et avec, j'imagine aussi, certes, exposer à la lumière, mais pas trop, c'est ça ? On trouve une température ambiante, certes, une pièce lumineuse, mais pas excessivement exposée directement au soleil, c'est ça ? Oui, voilà, c'est ça. Après, la fleur coupée, ça demande moins qu'une plante, mais oui, après, le soleil direct, ça fait toujours du mal, quoi.
- Hum. On parle beaucoup, en effet, du 1er mai, on parle beaucoup de la Saint-Valentin. Quand on est fleuriste aujourd'hui, est-ce qu'on arrive à avoir une clientèle régulière ? Est-ce que les gens achètent toujours des fleurs, je sais pas, pour faire plaisir à la personne avec laquelle ils partagent leur vie ? Est-ce que c'est encore toujours un peu un rituel de prendre des fleurs avant qu'on aille chez quelqu'un ? Ou on espère aujourd'hui, quand on est fleuriste, miser sur les très grandes fêtes nationales, les 4, 5, 6, on va dire, fêtes qui existent sur le calendrier pour pouvoir boucler son chiffre d'affaires comme il se doit ? Alors il y a toujours l'achat-plaisir, mais bon, comme c'est du plaisir, on passe en dernier, on n'est pas prioritaire.
- Mais ça existe toujours, avec un panier moyen qui...
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