Retranscription des premières minutes :
- Bonjour Mathilde Perroux. Bonjour.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes la responsable du service développement des collections à la direction des bibliothèques de Bordeaux.
- En ce samedi matin, déjà première question de base. Est-ce que vous allez bien ? Très bien. En plus, il va faire beau. Et c'est un grand jour de braderie pour nous. Donc c'est des jours toujours appréciés et appréciables.
- Vous dites « jours de braderie » pour vous parce qu'en effet, pour les bibliothèques de Bordeaux, vous allez mettre en vente une certaine partie de vos stocks.
- C'est ça, notamment des vinyles et des CD pour 1 €.
- Alors oui. On organise à peu près 2 fois par an des braderies. Et on met à 1 € les livres et les CD. En fait, c'est des documents qu'on retire des rayons de l'ensemble des 10 bibliothèques de Bordeaux. Et donc on les enlève parce que c'est des documents dont le contenu est obsolète, qui ne sont plus au goût du jour ou qu'on a acheté une nouvelle édition. Et donc en fait, ça permet à la fois de faire de la place pour les nouvelles acquisitions des bibliothèques et aussi de donner une seconde vie à tous ces documents.
- Et comment vous faites le tri, par exemple, quand vous évoquez à l'instant des documents qui ne seraient plus forcément à jour ou qui n'attirent plus forcément l'attention ? Est-ce que vous avez des exemples concrets en tête ? Oui. En fait, on a un certain nombre de critères qu'on applique. Et les différents critères, ça peut être déjà l'état du document, parce que certains documents sont malmenés par l'usage qui est fait avec les retours. Et puis par exemple, un livre de droit, il va être valable que le temps de... Oui, il n'est plus à jour. Voilà, il est mis à jour. Et donc on a pas mal de nouvelles éditions.
- Ça va être l'État. Et puis aussi, ça va être des documents qui trouvent plus preneurs, en fait, qui sont moins empruntés.
- Et donc on va proposer autre chose aux usagers. Vous évoquez à l'instant aussi les CD. C'est-à-dire qu'il y a alors loin de moins totalement snob, parce que toute la semaine, notamment sur Sud Radio, je veux dire, on a vendu une platine à vinyle. Mais les CD, encore autant, les vinyles, on peut comprendre l'aspect vintage qui peut s'éduire. Les CD que vous vendez, il y a encore visiblement des gens qui aiment et qui rachètent des CD ? Exactement, parce qu'il y a des enregistrements qu'ils trouvent pas forcément à la fois sur les plateformes en ligne, on va dire, ou en vinyle. Et on a des personnes qui sont encore très attachées à ce support-là. Donc nous, voilà, on leur propose aussi.
- Après, au niveau des braderies, c'est quand même la majorité des achats qui sont faits par la population et par le public qui vient nous voir. C'est les livres, quand même.
- Et il y a... Puisque Mathilde Perroux, vous êtes la responsable du développement des collections des bibliothèques de Bordeaux, déjà, sachez que je vous jalouse un peu, parce que c'est toujours un métier que je rêvais de faire, bibliothécaire. Est-ce qu'aujourd'hui, c'est aussi séduisant que l'image qu'on peut en avoir ? C'est-à-dire est-ce qu'aujourd'hui, on a toujours des clients passionnés qui viennent chercher des livres ? Est-ce qu'elles sont toujours aussi fréquentées, ces bibliothèques ? Est-ce qu'il y a une lassitude ? Alors oui, c'est un métier qui est passionnant, dans le sens... Déjà, on travaille dans un environnement culturel, et ça, c'est agréable.
- Et puis c'est les échanges aussi avec tous les usagers qui viennent nous voir. Je dirais que c'est un métier aussi qui a beaucoup évolué, donc qui est plus polyvalent peut-être que l'image qu'on s'en fait aujourd'hui. Et au niveau de la fréquentation, nous, il y avait eu forcément un déclin avec le Covid.
- Mais là, on est reparti de plus belle. Et pour vous donner une idée, au niveau du réseau des bibliothèques de Bordeaux, on a plus de 800 000 visiteurs par an, et on fait plus de 1,4 million de prêts par an.
-...
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