Par Jacques Pessis avec Pascale Rocard
Les clefs d'une vie avec Pascale Rocard
D’abord comédienne, elle est devenue scénariste, réalisatrice, productrice et photographe. Elle signe un livre où elle évoque des couples à travers des objets liés à leur histoire d’amour
Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
- La comédie me tend à tout à condition de ne pas en sortir.
- Vous avez petit à petit ajouté à cette passion, celle de l'écriture, de la mise en scène, de la réalisation et de la production, une montagne d'activités que vous avez choisi d'exercer au cœur des sommets suisses.
- Bonjour Pascal Rocard.
- Bonjour Jacques Pessis.
- Alors, on vous connaît comme comédienne, on connaît moins votre parcours en dehors des séries, des films.
- Et on va l'évoquer aujourd'hui dans les clés d'une vie, à l'occasion de plusieurs actualités, notamment un livre, L'objet de votre amour, qu'on va évoquer tout à l'heure, un livre de photos et de textes.
- Et le principe des clés d'une vie, c'est de choisir des dates.
- Il y en a une que j'ai choisie, un petit peu à contre-cœur, parce que ça correspond à nous deux.
- Le 17 janvier 1979, ce sont vos débuts à l'écran et les miens.
- Dans un film qui s'appelait La frisée au lardon.
- Ça vous dit quelque chose ? Alain Jaspar, exactement.
- Il y avait Michel Aumont, il y avait Bernadette Laffont.
- Oui, il y avait Jacques Ramad et quelques autres.
- Et Bernadette Laffont était là le week-end avec Jean-Pierre Calfon.
- Je ne sais pas ce qu'il se passait, mais il repartait le week-end, à la fin du week-end, avec un œil au beurre noir.
- Je ne me souviens pas de ça.
- Alors, c'était une comédie dans laquelle j'avais, par erreur, été engagé.
- Ce sont mes débuts et mes adieux au cinéma.
- Mais vous, ce sont vos débuts.
- Et c'était une histoire de femme qui partait en vacances en Bretagne pendant que les maris faisaient la fête à Paris.
- C'était ça ? Je crois que c'était ça, oui.
- Et vous aviez 18 ans et votre personnage avait 15 ans dans l'histoire.
- C'est vrai que je faisais vraiment gamine.
- Mais c'était une jolie découverte parce que je ne pensais pas faire de cinéma.
- J'étais au théâtre, donc voilà.
- Et il se trouve qu'en plus, ce film était écrit, je m'en souviens très bien, au jour le jour.
- Le scénario changeait chaque matin.
- Parce que le...
- Vous êtes à l'air réunis.
- Pas toujours bonne.
- Mais je crois que celles et ceux qui ont un DVD ou une cassette, c'est un collector.
- Alors, il se trouve que ce film a été le point de départ de votre carrière.
- Mais dans la foulée, quelques semaines plus tard, est sorti un autre film beaucoup plus sérieux qui est L'Esprit de Famille de Jean-Pierre Blanc.
- Avec Michel Serrault.
- Et c'était un peu l'adaptation des 4 filles du Docteur Marche.
- Et j'avais le rôle principal.
- Mais je n'ai pas compris tout de suite que j'avais le rôle principal.
- Je l'ai vu.
- Quand on a fait la projection, je me suis dit, mais c'est quand même moi le rôle principal.
- Et comment on peut ne pas savoir ? J'étais un peu innocente, sans doute.
- Je ne pensais pas avoir autant de place.
- En tout cas, c'était, je crois, la première histoire d'amour du personnage que vous interprétiez avec le père qui était un médecin, qui était Michel Serrault, et tourner avec Michel Serrault à ses débuts.
- Pascal Rocard, c'est pas mal.
- C'était magnifique.
- Mais j'ai eu de la chance parce que j'ai tourné toujours avec des grands, grands comédiens ou des grandes comédiennes.
- Mais Serrault, c'était quelqu'un d'à part.
- Il était sympa, pas sympa ? Adorable, très drôle.
- Et dans l'instant, il passait en tragédie.
- Il pouvait être aussi bien tragédien que comédien.
- Et juste avant, moi, j'avais envie de rire.
- Et puis, il fallait de nouveau se reprendre.
- Non, non, c'est un personnage extraordinaire.
- Oui, mais moi, je me souviens quand il répétait la cage aux folles dans un restaurant.
- Il s'installait et il commençait à cligner des yeux comme Zaza.
- Et les clients ne comprenaient pas en disant, mais c'est Michel Serrault.
- Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'il fait ? Non, un beau personnage.
- Un personnage étonnant.
- Alors, je crois que ce film, quand même, il y a eu un problème, Pascal Rocard.
- C'est qu'à cause...
Transcription générée par IA