Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Les clés d'une vie, celles de mon invité.
- Mélanger le rock, l'accordéon et la poésie vous a permis de mettre vos révoltes en musique.
- Vous avez souvent levé le poing pour les manifester.
- Au fil des décennies, à travers le groupe Tête Raide, vous avez fait corps avec un public qui, moralement, vous a pris dans ses bras.
- Bonjour Christian Olivier.
- Bonjour.
- Alors c'est vrai que le groupe Tête Raide est légendaire.
- Vous revenez sur scène aux Deux Jazets avec un événement, la première partie du groupe Tête Raide.
- On en reparle tout à l'heure, c'est l'actualité.
- Mais le principe des clés d'une vie, c'est d'évoquer votre parcours à travers des dates clés.
- Et la première que j'ai trouvée ne vous concerne pas directement, mais elle est importante dans votre parcours.
- Le 29 juin 1955, c'est la première scène d'une chanteuse qui a marqué vos jeunes années.
- Oh mon grand camarade, rempli de gentillesse, si nous partions ensemble au long des chemins creux.
- Gentil camarade, Marie-Josée Neuville.
- Marie-Josée Neuville, tout à fait.
- Et vous avez écouté...
- Vous avez écouté cette chanson en boucle ? Ah ben j'ai écouté ça quand j'étais vraiment minot.
- Enfin j'avais, je sais pas, je devais avoir 6 ans, 5-6 ans.
- Et les premiers électrophones, enfin c'est les premiers électrophones qu'on avait à la maison.
- Donc à la fois on écoutait ce disque-là qui était, voilà.
- Et puis on regardait tourner les disques puisque c'était quelque chose d'hallucinant à l'époque.
- Il se trouve que Marie-Josée Neuville, on l'a appelée à l'époque la Brassens en jupon, la collégienne de la chanson.
- Tout à fait.
- Elle a fait un tabac quand elle avait 18 ans.
- Et un jour, à l'école où j'étais, on me dit, Marie-Josée Neuville a été dans cette classe, elle a bien travaillé.
- C'est pour ça que j'ai bien travaillé à l'école.
- Sauf que quand je l'ai rencontrée pour l'interviewer, elle m'a dit qu'elle avait été nulle à l'école.
- Elle avait été nulle à l'école, et ben voilà.
- Et c'est vrai qu'elle a fait une première carrière.
- Elle a fait ensuite du cinéma et de la télévision avant de nous quitter, voici deux ans.
- Alors, cette première scène de Marie-Josée Neuville s'est passée aux Tuileries.
- Et vous êtes né loin des Tuileries, je crois au Mali.
- Je suis né au Mali.
- Et c'est au Mali que j'ai entendu pour la première fois Marie-Josée Neuville.
- Oui, parce que vous êtes à Bamako.
- Et je crois que vos parents avaient presque un accord avec un marchand de disques pour récupérer les disques français.
- Disons qu'il y avait un...
- Voilà, c'était effectivement...
- A l'époque, c'était les 45 tours.
- Enfin bon, là, en l'occurrence, c'était pas un 45 tours, mais...
- C'était un 25 centimètres.
- C'était un 25 centimètres, tout à fait.
- Je m'en rappelle très bien.
- Et puis, à l'époque, je me rappelle très bien d'un 45 tours aussi de Johnny Hallyday, qui était Jésus-Christ.
- Donc, j'ai tout un tas de souvenirs comme ça, de chansons qu'on a écoutées là-bas.
- Et je crois que Johnny, vous l'avez découvert adolescent avec un album où il y a cette chanson.
- Je ne sais pas si vous le savez, mais c'est dans l'album Rock a Memphis que vous savez...
- Rock a Memphis, 1975.
- Et vous savez que dedans, il y a quand même Jerry Lewis.
- Tout à fait.
- Et vous savez pourquoi ? Parce que la veille, il avait été dans une discothèque.
- Il faisait Johnny.
- Et il avait dit à Johnny, j'adore ce que vous faites.
- Et Johnny lui avait dit, demain j'enregistre, venez faire le piano.
- On y va.
- Et il était venu gratuitement faire le piano.
- Ouais, ouais.
- Superbe.
- Alors, Bamako, donc, au Mali.
- En fait, Bamako, il y a plusieurs légendes.
- On l'appelle la cité des caïmans.
- Parce que Bama signifie caïman en langue Bamanan et Kao, rivière.
- Tout à fait.
- Mais aussi, on dit que le nom viendrait de Bamba Sanogo, un chasseur venu s'installer près du fleuve.
- En tout cas, les caïmans étaient bien là.
- Puisqu'à chaque fois qu'on passait sur le pont de Badalaboubou, sur le Niger, il y avait des légendes qui disaient qu'il...
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