Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Les clés d'une vie, celles de mon invité.
- Vous êtes à votre façon un hors-la-loi, puisqu'à travers votre Gorafi, vous ne serez jamais condamné pour faux et usage de faux.
- Bien au contraire.
- Vous publiez votre premier roman, au titre et au sujet surprenant, le président est constipé, il devrait, j'en suis sûr, vous rapporter quelques droits d'odeur.
- Bonjour Sébastien Liebus.
- Bonjour Jacques.
- Je ne peux pas démarrer autrement pour le fondateur du Gorafi, avec des mots de ce genre.
- C'est parfait, je n'aurais pas fait mieux.
- Alors, effectivement, une double actualité, le meilleur du Gorafi, 2025, ça c'est une tradition, et puis votre premier roman, le président est constipé, au cherche-midi, un sujet assez particulier qu'on va évoquer tout à l'heure, mais le principe des clés d'une vie, vous le savez, c'est d'évoquer votre parcours à travers des dates clés.
- Et la première que j'ai trouvée, ne me concerne pas directement, mais indirectement, le 29 août 1988.
- C'est ce jour-là que paraît le premier numéro à Madison, dans le Wisconsin, d'un hebdomadaire qui s'appelle The Onion.
- Oui, The Onion, et j'aime souvent dire que j'écrivais comme The Onion avant de découvrir The Onion.
- J'avais déjà cet amour pour la musicalité des titres de presse, et pour faire des blagues avec un titre de presse, mais vraiment, de manière à ce que le titre écrase même la blague.
- Et quand j'ai découvert The Onion en version papier en 2008 à New York, lors d'un voyage, j'étais à la fois heureux et triste.
- Alors, j'étais heureux parce que ça prouvait qu'on pouvait faire un livre, qu'on pouvait faire un livre, qu'on pouvait faire un livre, qu'on pouvait faire un livre, qu'on pouvait faire un journal à part entière, uniquement composé de ce genre d'articles, et triste parce que quelqu'un avait eu l'idée avant moi.
- Alors, il se trouve que The Onion, cédé en 88, ce sont deux étudiants de l'université du Wisconsin, Tim Cake et Christopher Johnson qui l'ont créé, avec une première partie satirique et une seconde culturelle, où on avait les spectacles à la mode, les restaurants où il fallait aller.
- Et ça a été tout de suite un énorme succès.
- Oui, mais c'est incroyable parce que ça s'est rapidement essaimé à travers les Etats-Unis.
- Je crois que c'était même un des premiers sites qui est arrivé, sur Internet, quand il y a eu la bulle Internet au début des années 2000.
- Donc, ils ont vite compris un petit peu les nouvelles technologies, comment ça fonctionnait.
- Et pendant très longtemps, le journal était disponible dans la rue. Donc, vous preniez les petits distributeurs, vous payez un ou deux dollars, je ne me souviens plus de combien c'était.
- Et ils ont arrêté la version papier en 2015, parce que ça coûtait un peu cher.
- Et ils sont revenus il y a moins d'un an, au travers d'un abonnement, vous payez un abonnement de chaque année, je crois que c'est 90 dollars, il me semble. Et ils sont devenus en un an, le treizième journal américain, en termes de nombre d'abonnés. Ils sont entre le Boston Globe et le Chicago Tribune.
- C'est fou, hein ? Alors, il se trouve qu'en plus, la presse satirique américaine, l'ancêtre, c'est MAD. Je ne sais pas si vous connaissez MAD. C'est un magazine créé par Harvey Kersman en 52.
- Et c'était l'idole de René Goscinny. Et c'est en s'inspirant de Kersman qu'il a imaginé les dingos dossiers de Gottlieb et les actualités de Pilote. Ce n'est tout ça.
- Et c'était vraiment un journal qui a marqué une génération. Et c'est le premier journal satirique américain.
- Oui, vous avez MAD.
- Sur un autre niveau, vous avez le National Lampoon.
- Qui a énormément esséné de talents qui sont arrivés plus tard. Parce que du National Lampoon, vous avez eu le Saturday Night Live. Il y a eu quelques tentatives en France. Je crois qu'il y a une tentative tous les cinq ans de créer un Saturday Night Live à la française.
- Et c'est franchement couronné de succès. Parce que, comme on le sait, tout le monde regarde le Saturday Night Live à la française.
- Je crois qu'ils...
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