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Prisca Thevenot taxe d'habitation
Prisca Thevenot, interviewée par Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio, le 22 octobre 2024, dans “L’invité politique”.

Par avec Prisca Thevenot

Avec Prisca Thevenot, députée EPR des Hauts de Seine


Prisca Thevenot, députée EPR des Hauts de Seine, est notre invitée politique
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est Priska Thévenot, député EPR, Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.
- Bonjour, Priska Thévenot. Bonjour. Et bienvenue. C'est le communiqué publié à 21h22 qui est venu s'aborder l'annonce du gouvernement de Sébastien Lecornu.
- La composition du gouvernement ne reflète pas la rupture promise signée Bruno Retailleau. Le ministre de l'Intérieur pourrait claquer la porte ce matin. Vous en êtes consciente ? Oui, j'en suis consciente. Et j'en suis... Je dirais même pas affligée, parce que c'est être résignée. Mais je suis parfaitement en colère, en fait.
- En colère ? Mais oui. Ça fait un mois qu'on attend ce gouvernement. Un mois qu'on attend ce gouvernement.
- Alors oui, on nous a promis la rupture. Oui, on nous a promis un changement.
- Un changement de méthode. Et donc forcément, on pouvait sous-entendre un changement de casting, ce qui n'aurait pas été un manque de respect, puisque un changement de casting, suite à quoi ? Suite à un vote de confiance qui n'a pas été fait.
- Donc on peut s'attendre à ce qu'il n'y ait pas que le Premier ministre qui change, mais qu'il y ait aussi une partie de l'équipe gouvernementale.
- Et quand j'entends que celui qui est reconduit pas une fois, pas deux fois, mais trois fois de suite, alors qu'il a fait partie de deux gouvernements précédents qui ont été censurés ou, en défiance, se plaintent du manque de renouvellement, excusez-moi.
- Je trouve ça un peu grotesque.
- Vous trouvez ça grotesque. C'est ce que vous dites à Bruno Retailleau ce matin. Apparemment, il estime que le compte n'y est pas.
- Mais le compte n'y est pas dans la réaction. Je pense que là, l'enjeu, c'était pas de faire pression au Premier ministre ou de faire pression au gouvernement.
- Ah, il fait plus de pression. Il s'en va, là, apparemment.
- Bon, bah si. En plus, moi, j'apprends qu'il est en train de s'en aller. Mais je pensais qu'il devait d'abord réunir ses troupes aujourd'hui.
- S'en aller d'où ? Enfin, on ne quitte pas la table des responsabilités quand le pays est dans cette difficulté depuis maintenant un an.
- Vous pensez qu'Emmanuel Macron ne lui a pas parlé entre-temps parce que c'est une crise majeure ? Je sais pas.
- Qu'est-ce que vous en savez ? Ce que j'en sais, je ne sais pas ce que le président de la République dit à Bruno Retailleau ou ce que Bruno Retailleau dit au président de la République.
- J'ai pas d'échange avec le président de la République. Donc c'est pas mon sujet. Moi, mon sujet, c'est d'être là où je peux avoir des responsabilités et donc je peux agir.
- Et sauf erreur de ma part, j'ai pas eu l'impression que Bruno Retailleau ne voulait pas être au gouvernement.
- Au contraire. Moi, je l'ai entendu pendant un an.
- Il nous expliquait que oui, certes, il n'avait pas gagné les élections, d'ailleurs aucune élection depuis 15 ans, mais que pour autant, il voulait aujourd'hui continuer à gouverner le pays pour assurer une stabilité.
- Et donc je me demande, patatras, ce qui s'est passé hier soir.
- Vous vous demandez ce qui s'est passé. Tout le monde se demande. C'est deux heures après qu'il publie ce communiqué.
- Tout à fait.
- Spectacle affigeant donné par l'ensemble de la classe politique. La méthode proposée, le quoi avant le qui, s'accorder sur un compromis budgétaire avant, n'a pas été retenue.
- C'est ce que dit votre chef de file.
- Tout à fait.
- Gabrielle Attal, vous avez quand même obtenu 10 ministres sur 18.
- Non, non, non, non, non, non, non. On n'a pas obtenu. Moi, je le dis assez simplement.
- Vous êtes 10 sur 18.
- Non, non, je vous le dis assez simplement, parce que faire attention aux raccourcis qui trahissent la réalité.
- Nous sommes la seule famille politique avec Gabrielle Attal, et il l'a redit hier, il nous l'a redit en réunion de groupe la semaine dernière, à ne avoir rien demandé, à rien exiger, à rien négocier.
- Jusqu'à il y a quelques heures, hier soir, Gabrielle n'était pas au courant du...
- Casting qui est d'ailleurs encore incomplet, gouvernemental.
- Donc, je le dis assez simplement, on ne...

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