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Par avec Rachid Boudjema

Transports sanitaires, VTC : comprenez-vous la colère des taxis ?


De Marseille à Pau, en passant par la région parisienne, les taxis se mobilisent contre la nouvelle tarification du transport de malades et contre la concurrence des VTC. Le gouvernement leur promet de renforcer les contrôles de VTC. On en parle avec Rachid Boudjema, taxi marseillais et président de l'Union nationale des taxis !
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- Les Vraies Voix Sud Radio, le coup de projecteur des vraies voix.
- C'est un mouvement parti pour durer.
- La mobilisation ce matin, des taxis qui sont appelés à manifester dans toute la France pour protester contre un projet de nouvelle tarification.
- Maintenant il faut nous écouter, parce que là on en a gros.
- On ira jusqu'au moment où le gouvernement arrêtera de nous mépriser.
- Ah oui c'est bien ça ! Certains dorment dans leur voiture durant la mobilisation, c'est pas légal.
- Plus on va monter dans le temps, et plus ça va se renforcer.
- On est presque arrivé ? Non on n'y est pas ! On est presque arrivé ? Non ! Et de Marseille à Pau, en passant par la région parisienne, les taxis se mobilisent contre cette nouvelle tarification du transport de malades et contre la concurrence déloyale des VTC.
- Le gouvernement leur promet de renforcer ces contrôles de VTC justement.
- Alors parlons vrai, est-ce que les VTC font de la concurrence déloyale aux taxis ? C'est cette question.
- Transport sanitaire VTC, comprenez-vous.
- La colère des taxis, vous dites oui à 70%, vous voulez réagir ? Le 0826 300 300.
- Et Rachid Boudjema est avec nous, taxi marseillais, président de l'Union Nationale des Taxis.
- Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation.
- On va démarrer par vous, Rachid, où on en est pour l'instant ? Pour l'instant, bonsoir à tous, on a une première annonce qui semblerait que le cabinet du Premier ministre veuille nous recevoir samedi après-midi.
- Je mets tout ça au conditionnel.
- Mais voilà, ça...
- Ça semble vouloir se décanter un peu, enfin.
- Décanter, mais pour l'instant, les barrages sont toujours présents.
- Ah bah, tant qu'on n'aura pas une communication claire des services de l'État pour dire qu'on va mettre un terme déjà à cette convention qui est arbitraire, parce qu'on nous pointe du doigt en disant que les taxis coûtent à la Sécurité sociale, ce qui est faux, encore une fois.
- Les taxis ne coûtent rien du tout, puisque ce sont les assurés qui coûtent éventuellement.
- Mais il faudrait dire les choses clairement.
- Nous, on ne fait que répondre à une prescription.
- On ne fait que répondre à une prescription des médecins.
- On ne dit pas que les pharmaciens coûtent ou les médecins coûtent.
- Donc ce serait bien qu'au niveau de la sémantique, on corrige un peu ces éléments de langage.
- Et puis d'autre part, on a une concurrence sauvage des VTC, cette plateforme américaine qui contourne la réglementation, à laquelle il faudrait mettre un terme.
- Philippe Bilger.
- Qu'elle est finalement dans...
- J'ai un peu entendu parler de cette fronde.
- Vous auriez à dire quel est le principal grief que vous faites à ce qui est prévu.
- Est-ce que...
- Est-ce que c'est le problème de la concurrence des VTC ou bien les tarifs qui sont...
- qui risquent d'être insupportables ? Les deux, monsieur.
- À la fois pour ce que définit l'assurance maladie et qu'elle nous impose sa tarification et elle nous nationalise.
- Pourquoi ? Nous, on est d'accord pour faire des économies.
- On est absolument d'accord parce que nous aussi, on est des contribuables et on n'aime pas, comme tous les Français, payer trop d'impôts.
- Même si on est conscients qu'il en faut.
- Cependant, il ne faudrait pas...
- Il ne faudrait pas que l'assurance maladie nous dise « Je vais vous fixer le prix qu'on remboursera aux assurés mais en plus, vous allez devoir vous assumer ce que je ne rembourse pas. » Et c'est ce qu'elle fait aujourd'hui.
- Et c'est ça qu'on regrette.
- Quant à savoir maintenant concernant les plateformes américaines, on a quand même affaire à un scandale.
- On a des plateformes qui s'exonèrent des contributions sociales et fiscales.
- Elles ne payent pas de TVA et pourtant, elles jouissent d'une liberté.
- Bon, si demain, on nous propose la même chose à nous, Taxi, on pourra faire les mêmes efforts.
- Mais l'équation, elle est difficile à résoudre.
- C'est-à-dire que nous, on paye nos contributions sociales et fiscales.
- Ce serait bien que ce soit le cas pour tout le monde et qu'il y ait des contrôles de la réglementation.
- Moi, j'avais une question.
- Pierre-Yves Martin.
- Qu'est-ce que, concrètement, vous attendez de cet...

Transcription générée par IA

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