Retranscription des premières minutes :
- Parlons Viagé. Avec l'office du Viagé, bien conseillé, bien protégé.
- Et on va parler de deux situations assez fréquentes.
- Que faire quand on hérite de la nue propriété d'un bien mais qu'on a besoin, un besoin urgent de cash, d'argent ? Et à l'inverse, peut-on vraiment revendre un bien Viagé qu'on a acheté si notre vie bascule ? Deux cas concrets assez courants sur le terrain, il faut le dire.
- On va voir qu'il y a évidemment des solutions avec notre experte Marine Livotti, directrice à l'office du Viagé.
- Bonjour Marine.
- Bonjour Bérénice, bonjour à tous.
- Alors Marine, c'est vrai qu'on entend beaucoup parler de la donation de la nue propriété qui permet d'anticiper la transmission du patrimoine pour ses enfants.
- Donc en gros, on leur donne les murs. Ils ont les murs du bien mais on garde l'usufruit.
- Ça permet de sécuriser l'avenir de ses enfants.
- Et puis aussi au moment de la transmission, il y a quand même moins de frais.
- Mais la vie n'est pas toujours facile et linéaire.
- Que se passe-t-il si par exemple, des enfants qui sont devenus nus propriétaires se retrouvent un jour avec un besoin urgent de cash, de liquidité ? Alors c'est une très bonne question et c'est une situation qui est beaucoup plus fréquente, comme vous le disiez, qu'on ne l'imagine.
- C'est vrai que recevoir la nue propriété d'un bien, c'est un réel avantage patrimonial sur le long terme.
- Mais au quotidien, cela malheureusement ne génère aucun revenu.
- Et donc on ne peut ni habiter le bien, ni le louer puisque forcément il est toujours occupé par les parents dans le cas de figure d'une donation parentale, ni l'utiliser comme une trésorerie disponible.
- Donc finalement, lorsque survient un accident de la vie, comme par exemple une séparation, des difficultés professionnelles ou un besoin d'aider ses propres enfants, le nus propriétaire peut se retrouver un petit peu coincé.
- Alors pour qu'on s'imagine bien, pour qu'on comprenne bien avec les auditeurs, est-ce que vous pouvez nous donner un exemple concret ? Un bien, je ne sais pas, que vous avez eu ? Oui, tout à fait. Justement, j'ai eu un appartement à la vente, il y a quelque temps de ça, qui était en mariage.
- Le bien, je l'avais évalué à 162 000 euros.
- La nue propriété était détenue par un fils et c'était sa maman qui lui avait fait donation.
- Sauf que lui, il s'est retrouvé face à un besoin un petit peu urgent et pressant de liquidité.
- Donc la solution la plus réaliste que l'on ait trouvée, c'était de revendre la nue propriété dont il disposait, tout en protégeant bien évidemment totalement.
- La mère qui était âgée de 82 ans à l'époque, qui elle, a conservé son usufruit à vie sur le bien tel que c'était prévu.
- Et concrètement, le montage a permis au nus propriétaire de recevoir 75 000 euros d'argent disponible immédiatement.
- Et ensuite, 180 euros par mois pendant un certain nombre d'années, qui a été évalué à 127 mois en l'occurrence.
- Sans pour autant toujours remettre en cause l'usage de la maman.
- Et ce type de solution montre bien que la nue propriété n'est pas du tout un élément figé.
- Avec un accompagnement adapté, on peut s'en servir de véritable levier, même en cas d'imprévu pour le nus propriétaire.
- Oui, c'est rassurant de voir qu'il n'y a pas de situation figée. Heureusement, il existe des solutions.
- Alors, autre cas qu'on rencontre aussi assez fréquemment, c'est l'acquéreur qui a besoin de revendre un bien qu'il a acheté en viagé avant le décès du crédit rentier.
- Comment ça se passe ? Est-ce que vous avez un autre exemple ? Oui, tout à fait. Alors, j'ai un autre exemple en tête.
- Là, actuellement, c'est un cas concret de client qu'on accompagne.
- Donc, c'était un couple, à l'époque, qui avait acheté un bien en 2012, un bien qu'ils ont acquis en viagé libre auprès d'une dame qui avait 72 ans.
- Ils ont payé un bouquet de 50 000 et une rente de démarrage de 900 euros par mois.
- Mais malheureusement, l'un des deux acquéreurs est décédé et la situation financière, forcément, a fortement impacté et changé puisque le conjoint survivant...
Transcription générée par IA