Retranscription des premières minutes :
- Picotis solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable et Akena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente Sud Radio, la planète demain, Christophe Debiens.
- Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour un nouvel épisode de la planète demain, la seule émission dédiée à l'écologie positive qui donne la parole aux acteurs du changement et aux porteurs de solutions environnementales bien sûr, mais aussi innovantes.
- Alors aujourd'hui, nous avons le plaisir de recevoir dans les studios de Sud Radio un acteur de la transition écologique, j'ai nommé Paul Malignac qui est CIO d'Espace Logia, fabricant de mobilier durable et issu de l'économie circulaire, principalement basée aux herbiers en Vendée, donc dans le cœur industriel de la Vendée. Bonjour Paul.
- Bonjour Christophe.
- Alors depuis la fin des années 70, Espace Logia propose des solutions innovantes et durables d'agencement.
- En 2010, vous reprenez les rênes de l'entreprise familiale et après avoir travaillé assez longtemps aux côtés de votre père, je crois.
- Mais comment cette idée de durabilité est-elle née chez Espace Logia et comment a-t-elle évolué finalement ? L'idée de durabilité a toujours existé chez Espace Logia. Dès sa création dans les années 70-80, on était sur la notion de durée, de meubles pérennes qui durent, qui se transmettent de génération en génération, mais aussi des meubles capables de s'adapter en termes de fonction aux usages que les gens en font et aux usages qui évoluent.
- Donc on s'est vraiment créé sur une notion de temporalité et de meubles durables.
- Donc c'est notre ADN, j'ai envie de dire.
- Alors Paul, parlez-nous un petit peu de votre démarche d'éco-conception.
- Quel est le modèle que vous avez mis en place chez Espace Logia ? Alors le modèle est rigolo.
- On a une petite PME vendéenne de 20 personnes et on s'est dit qui sont nos vrais concurrents et comment ils sont positionnés.
- Et là, on s'est rendu compte de quelque chose d'assez étonnant, c'est que notre principal concurrent, c'était Le Bon Coin.
- C'était nos produits revendus sur des sites d'occasion type Bon Coin.
- Et là, ça nous a fait un choc. On s'est dit mais pourquoi notre principal concurrent, c'est Le Bon Coin ? Donc vous avez décidé de faire autrement.
- Et là, on s'est dit que peut-on faire ? Comment faire les choses ? On s'est rendu compte à cette époque-là que la durée d'utilisation de nos meubles était plus courte que la durée de vie des meubles.
- C'est-à-dire que quand vous achetez une chambre d'ado, vous achetez une chambre d'ado pour aller 10-15 ans.
- Et au bout d'un moment, l'ado n'est plus ado, donc il faut changer l'aménagement et l'utilisation.
- Alors que nos meubles ont des durées de vie de 35-40 ans.
- Donc on s'est dit, il y a un décalage entre les deux.
- Qu'est-ce qu'on peut faire ? On a travaillé à partir de l'ADN de notre boîte.
- Le truc le plus évident que font beaucoup d'acteurs du numérique, on va dire, on va faire de l'obsolescence programmée.
- Si la durée de vie est trop grande, on va la raccourcir.
- On va avoir des matériaux moins qualitatifs, des mises à jour.
- Mais ce n'est pas de l'économie circulaire, ça, monsieur ? Mais ce n'est pas du tout ce qu'on voulait faire.
- Nous, on s'est regardé, on s'est dit, mais non, on n'a pas du tout envie de ça.
- Comment est-ce qu'on peut travailler sur ce sujet-là ? On s'est dit, on va rendre les produits plus modulables pour qu'on puisse rendre la durée de vie plus grande.
- Le lit une place d'un enfant devient un grand lit une place pour l'ado et devient un lit double pour le jeune adulte.
- Et on s'est dit, mais il faudrait qu'on aille quand même plus loin.
- Parce que la tendance de fond de vendre des choses d'occasion, les plateformes nombreuses qui vendent d'occasion étaient en train, en pleine explosion.
- On s'est dit, qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus ? Et c'est là où on s'est dit, nos produits sont en excellent état.
- Pourquoi ne pas aller les chercher chez nos clients, les ramener dans notre usine et voir ce qu'on pouvait en faire ? Donc, tout est né de...
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