Par Benjamin Glaise avec Ludovic Nardozza
Quand la rhubarbe devient un plat gastronomique
Récemment étoilé, le chef Ludovic Nardozza sublime les produits de saison dans son restaurant Asterales, où il réinvente notamment la rhubarbe
Retranscription des premières minutes :
- Et ce matin, on prend la direction de l'Isère. Nous sommes au sud de Grenoble, à Corrençon, en Vercors, avec un chef étoilé qui nous fait le plaisir d'être avec nous ce matin, Ludovic Nardosa. Bonjour.
- Bonjour.
- Et bienvenue sur Sud Radio. Comment allez-vous ce matin, Ludovic ? En forme ? Très bien. Très, très bien. Matinal.
- Matinal, oui, pour débuter cette journée. Alors, le nom de votre restaurant ? Astéral, c'est ça ? Astéral, c'est ça, oui. C'est ça.
- C'est quoi exactement, Astéral ? En référence à quoi ? C'est un ordre de plantes, les Astéral. C'est un ordre de plantes qui est très présent sur le plateau du Vercors, là où il y a le restaurant.
- Ça comprend les pissenlits, les marguerites, voilà, ça comprend toutes ces fleurs-là.
- Et voilà, c'est un restaurant qu'on a ouvert il y a maintenant un peu plus de deux ans.
- Oui. Dans un lieu magnifique, il faut le dire aussi.
- C'est un petit écrin, c'est un écrin en plein milieu du Vercors.
- Commençons au Vercors, exactement. L'hôtel du Golfe, c'est un petit arbre de paix.
- Enfin, voilà.
- On a ouvert ce restaurant il y a à peu près deux ans, un peu plus de deux ans.
- Et on a été honoré de recevoir notre premier atelier Michelin il y a un peu plus d'un mois.
- C'est tout récent. J'imagine beaucoup de fierté.
- C'est beaucoup de travail, beaucoup de travail pour obtenir cette étoile.
- C'est beaucoup de travail, c'est beaucoup de remise en question, surtout.
- Et puis, c'est un gros travail d'équipe. On est nombreux dans le restaurant.
- On travaille ensemble depuis plusieurs années déjà.
- Parce que là, on était avant, c'est toute une brigade d'un noyau.
- Donc, on a un peu déplacé.
- Et donc, du coup, c'est beaucoup de travail, c'est beaucoup de remise en question.
- Il y a des mois, il y a des journées un peu plus.
- Quand vous dites remise en question, ça veut dire quoi ? Donc, il y a des périodes de doute, il y a des périodes où on met en question son travail pour rechercher au maximum la perfection ? Ça, et puis aussi la cuisine qu'on m'avait proposée.
- On est sur une restauration gastronomique.
- Alors, qui dit restauration gastronomique, dit un peu signature.
- C'est-à-dire que chaque chef va montrer sa cuisine.
- Et trouver son identité culinaire, c'est un petit challenge à tous les jours.
- J'ai que 33 ans, donc c'est quand même une démarche très personnelle quand on va chercher au fond de soi pour élaborer une carte.
- C'est très personnel comme démarche.
- Oui, très personnel.
- Comment vous définiriez justement l'identité, votre identité ? Justement, sans interdit.
- J'essaie de ne rien m'interdire, que ce soit au niveau des produits en lui-même.
- Je reste au maximum français, au maximum isérois, parce que j'aime vraiment mon territoire.
- Un territoire dans lequel vous avez grandi ou pas ? Je suis montilien, je suis montélimar moi.
- Donc, je ne suis pas très loin, je suis dans la Rome.
- C'est vraiment à côté, mais j'ai beaucoup travaillé en Isère, dans des restaurants étoilés isérois.
- Et donc, c'est un territoire que je connais très, très bien.
- On ne s'interdit rien, c'est-à-dire notamment sur le choix des produits.
- Il y a des produits un peu atypiques.
- Sur le choix des produits et aussi sur la réalisation des recettes.
- J'aime bien avoir une base classique.
- J'ai des origines italiennes, donc forcément, il y a des traces un peu méditerranéennes dans tout ce que je fais.
- Mais à côté de ça, si j'ai envie de m'inspirer d'une sauce qui vient de l'Argentine, ou du Chili, ou d'Asie, je vais le faire.
- Je ne m'interdis rien dans la conception et la réalisation des plats pour justement essayer d'ouvrir une expérience client un peu novatrice aux clients.
- Une expérience.
- Quand on va dans la salle en gastronomie, c'est une expérience.
- Par l'accueil, par le service, par la carte des vins qu'on dispose, et après par toute la partie cuisine.
- C'est vraiment un moment à part entière.
- C'est d'où des fois peut-être le prix qui est un peu élevé, parce que justement, on est vraiment sur une expérience chaque client.
- On a une considération...
Transcription générée par IA