Les ateliers interdits aux blancs : des enseignants persuadés qu'il existe un "Racisme d'État"

Et ils le font avec l’argent du contribuable, sur le temps de service, puisqu’il s’agit d’une formation d’un syndicat financé par nos impôts.

 

Le syndicat Enseignant SUD Education 93 organise des ateliers non mixtes, interdits aux blancs, donc, pour réfléchir à l’antiracisme. Le Ministre de l’Éducation nationale a réagi en condamnant "avec fermeté".

Il a surtout réagi très rapidement, alors que d’autres auraient attendu et tergiversé. Encore faut-il tirer les conséquences de cette condamnation verbale. Parce qu’on n’est plus dans le cadre d’une association agissant dans des locaux privés, comme pour le camp décolonial du festival Nyansapo.

Résumons : un syndicat enseignant propose à des professeurs de réfléchir à la meilleure manière d’"analyser le racisme d’État dans la société et en particulier dans l’Éducation nationale". Avec notamment deux ateliers "en non-mixité" intitulés "déconstruire les préjugés de race, de genre et de classe" et "Récit d’expérience : quelle vie professionnelle pour les enseignants racisés".

On est bien d’accord, des professeurs, des fonctionnaires de la République, se persuadent qu’il existe en France des lois discriminatoires, un "racisme d’État". Ils discutent aussi de la manière d’enseigner une histoire décoloniale, parce que les programmes scolaires sont bien sûr imprégnés de colonialisme. Et ils le font avec l’argent du contribuable, sur le temps de service, puisqu’il s’agit d’une formation d’un syndicat financé par nos impôts.

Mais ils disent que la non mixité est un concept sociologique. Et SUD Education entend porter plainte contre ceux qui parleraient de tri par les origines, mêlant savamment Jean-Michel Blanquer et l’extrême droite pour salir le ministre. Mais à partir de quelle couleur de peau est-on racisé ? C’est bien un critère physique, biologique, qui a trait aux origines. On va arrêter de jouer sur les mots. Et puis, certains sont plus racisés que d’autres, parce que visiblement, les descendants de l’immigration vietnamienne ou chinoise ne sont pas compris dans le lot. Ah, oui, ça doit être de la faute des blancs, ça aussi.

Certains hurlent déjà à l’atteinte à la liberté syndicale. Le problème est beaucoup plus vaste. Ces gens sont des enseignants. Et ils sont foncièrement convaincus que leur rôle est d’inculquer à leurs élèves la détestation de cette société coloniale. Qui croit que ça n’a pas de conséquences ? Pendant ce temps, les enfants du 93 ont des difficultés majeures en maîtrise de la langue, en calcul, en histoire…

Écoutez la chronique de Natacha Polony dans le Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard