L’éthanol E85 est actuellement la solution la moins chère pour alimenter sa voiture. Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes, s’est exprimé sur Sud Radio au sujet de ce carburant. Alors, comment l’utiliser ? Est-ce réellement rentable ? Voici les questions auxquelles il a répondu.
Alors que l’État propose un « chèque énergie » d’un montant de 48 à 277 euros à 6 millions de foyers, la flambée des prix de l’essence est telle qu’il ne semble pas suffire. Pour Pierre Chasseray, l’éthanol est « imbattable : 0,78 euro le litre ». L’écart entre les deux carburants est extrêmement conséquent : 1,2 euro de différence par litre.
Une aide 200 euros pour la transition vers l’éthanol
Il dévoile également que « l’Alliance Renouvelable et Souveraineté Énergétique, l’ARSE, vient de frapper un grand coup en lançant une subvention supplémentaire de 200 euros pour l’installation d’un boîtier homologué ». Mais qu’est-ce que cela signifie ? Pour pouvoir alimenter sa voiture en éthanol, il faut s’équiper d’un boîtier E85 homologué. Il assure que la quantité d’énergie prévue par le calculateur soit correctement injectée dans le moteur. La seule contrepartie, c’est le prix de ce boîtier et de sa pose : entre 700 et 1 200 euros, d’où la subvention.
Cette aide sera cependant destinée uniquement à une partie de la population : « C'est une aide directe, sans condition de ressources, pour les 1 000 premiers inscrits à partir du 15 avril », déclare Pierre Chasseray.
Est-ce vraiment rentable ?
Au vu du prix du boîtier, la question de la rentabilité se pose. Faites-vous réellement des économies en l’installant ? La réponse semble être positive. « Le calcul est très vite fait. Prenons l'exemple de quelqu'un qui fait 13 000 km par an. L'économie nette est de presque 1 000 euros : 878 euros d'économie sur 13 000 km, même en comptant la surconsommation de l'éthanol. Si vous roulez 20 000 km, vous récupérez, accrochez-vous, 1 351 euros de pouvoir d'achat. Le boîtier est donc amorti en moins d'un an », explique le délégué général de 40 millions d’automobilistes.
Une solution écologique
Il dévoile également la dimension écologique de cette transition vers l’éthanol : « Il est produit par nos agriculteurs et il réduit les émissions de CO2 de 50 %. C’est donc ça, la vraie transition écologique. »
Le superéthanol a tout de même son lot de contreparties. Il se consomme, en général, 15 à 20 % plus rapidement que l’essence. Il est également moins performant par temps froid et n’est pas présent dans toutes les stations-service.