Âgée de 59 ans et auxiliaire de vie depuis plus de vingt ans, Manuela Cabot Salar a transformé sa colère en combat syndical. Tout est parti de négociations obligatoires dans son entreprise : ses indemnités kilométriques, fixées à 40 centimes du kilomètre, étaient légèrement supérieures à celles de la convention de branche. Sa direction aurait alors refusé de les revaloriser.
Elle a donc décidé de lancer une pétition contre la hausse du prix des carburants, qui atteint d'ores et déjà plus de 80 000 signatures. Dans cette pétition, elle écrit : "Monsieur le Premier ministre, Je suis aide à domicile. Et aujourd’hui, je n’arrive plus à m’en sortir. Chaque jour, je parcours des kilomètres pour aller aider des personnes qui en ont besoin. Ma voiture est indispensable à mon travail. Pourtant, les prix du carburant explosent… et mes indemnités kilométriques, elles, n’ont pas bougé ! Avec un salaire en dessous du SMIC chaque mois, comment faire face ? Et comme si cela ne suffisait pas, les factures d’électricité et de chauffage ne cessent d’augmenter. Aujourd’hui, travailler ne suffit plus à vivre dignement. Ça ne peut plus durer. Je ne suis pas un cas isolé."
"Pendant que nous comptons chaque euro pour finir le mois, les profits des grandes entreprises pétrolières explosent !"
"Nous sommes des millions de travailleuses et de travailleurs à dépendre de notre véhicule pour exercer notre métier, poursuit-elle. Pendant que nous comptons chaque euro pour finir le mois, les profits des grandes entreprises pétrolières explosent ! Cette situation est injuste. Et elle doit changer. Pour ça, nous demandons : le blocage des prix du carburant et de l’énergie la revalorisation des salaires l’augmentation immédiate des indemnités kilométriques. Travailler ne doit pas coûter de l’argent. Signez et partagez cette pétition pour que cela change !”
"Pouvoir vivre de son travail et gagner sa vie"
"Cette pétition réunit toutes ces professions qui ont besoin de leur véhicule pour se déplacer à titre professionnel, explique Manuela Cabot Salar, auxiliaire de vie à Libourne (Gironde) au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. Infirmières, auxiliaires de vie, aides ménagères… Tous ces petits métiers qui utilisent leur voiture au quotidien."
Quelles sont les revendications ? "C’est de pouvoir vivre de son travail, pouvoir gagner sa vie. Ce n’est pas le cas aujourd’hui avec l’augmentation du coût de l’énergie, de l’essence, de l’entretien des voitures. Réparations, révisions, assurances... Tout augmente. Cela a un impact direct sur ce qui reste à la fin du mois."
🔴 "On veut simplement pouvoir vivre de son travail !"
⛽️ Manuela Cabot Salar a créé une pétition contre la hausse du prix des carburants, elle atteint plus de 80 000 signatures #GrandMatin
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— Sud Radio (@SudRadio) September 30, 2026
Des professions inaudibles
"Aujourd’hui, nous en sommes à 80000 signatures. C’est pas mal mais, apparemment, ce n’est pas suffisant pour que l’on nous écoute", constate Manuela Cabot Salar, auxiliaire de vie à Libourne (Gironde). Comment est né ce mouvement ? "Il est né à la suite des négociations annuelles obligatoires dans la branche sur l’augmentation des salaires et les indemnités kilométriques. Nous étions à 40 centimes, nous touchons ce que nous touchions en 2025."
Une chanson a été créée par le mouvement, dont les paroles disent « notre France n’est pas à vendre. On veut pouvoir vivre, travailler et défendre nos terres » « La question est la préservation de notre pouvoir d’achat, la liberté de vivre dignement. »
Retrouvez "C'est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jacques Cardoze
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