Pouvoir d’achat : les gagnants et les perdants du quinquennat Macron

Qui y a gagné et qui y a perdu en termes de pouvoir d'achat du fait des mesures prises sous le quinquennat d'Emmanuel Macron ?

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Qui sont les gagnants et les perdants du quinquennat Macron ? (Ludovic Marin - AFP/Archives)

Alors que l’élection présidentielle approche, l’heure est au bilan de l’action des gouvernements successifs d’Emmanuel Macron. Que ressort-il du rapport tout juste dévoilé par l’Institut des Politiques Publiques ?

Les 1% de ménages les plus fortunés grands gagnants du quinquennat

Selon cette étude de l’IPP, le niveau de vie des Français s'est globalement amélioré en cinq ans. Mais pas celui des plus pauvres, tandis que la progression de niveau de vie la plus importante pendant le quinquennat concerne les 1% de ménages les plus fortunés, avec un gain moyen de 2,8% en termes de niveau de vie. Et ce grâce à la suppression de l'ISF, à la mise en place de l'Impôt sur la fortune immobilière (IFI) pour le remplacer, ainsi qu'à l'instauration du prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital.

"Nous avons évalué l’ensemble des mesures socio-fiscales votées durant le quinquennat, explique Chloé Lallemand, économiste à l’Institut des Politiques Publiques (IPP) et co-auteure de l’étude. Nous avons étudié ce qui se serait passé si aucune de ces mesures n’avait été mise en place. On constate que l’ensemble de la population a gagné en moyenne en niveau de vie, mais que ce résultat moyen cache de nombreux contrastes."

Les 5% les plus pauvres, les perdants du quinquennat

En résumé, les plus aisés ont gagné en pouvoir d'achat, les plus pauvres y ont perdu ? "Effectivement, le haut de la population a majoritairement gagné avec ces réformes, constate Chloé Lallemand, économiste à l’Institut des Politiques Publiques (IPP). Certaines populations moins aisées y ont aussi gagné, notamment avec la prime d’activité. Certaines mesures spécifiques ont touché certaines populations." En revanche, a contrario, les 5% les plus pauvres voient leur niveau de vie grignoté de 0,5%. "Les 5% les plus modestes constituent une population très hétérogène, juge l’économiste. Certaines personnes sont dans une pauvreté de longue durée ou avec des revenus très variables. Elles n’ont pas bénéficié de la prime d’activité, car ne sont pas forcément actives, ou de baisse d’impôts, car ayant de faibles revenus."

Cette étude vient contredire celle dévoilée il y a quelques semaines par la direction du Trésor. Pour quelle raison ? En fait, Bercy a modifié le périmètre des réformes prises en compte en y intégrant celles prises sous les gouvernements précédents, mais mises en œuvre sous le quinquennat Macron, telle la généralisation du Chèque énergie. Justement, cette étude de l’IPP prend-elle en compte la montée des prix dans certains secteurs, notamment l’énergie ? "Non, ce n’est pas pris en compte. Cela vaudra le coup de revenir dessus dans un an", estime Chloé Lallemand, économiste à l’Institut des Politiques Publiques (IPP).

Chloé Lallemand, économiste à l’Institut des Politiques Publiques (IPP), était interviewée dans "Sud Radio vous explique" sur Sud Radio le 17 novembre. "Sud Radio vous explique" est diffusé tous les jours à 7h45 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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