Carrefour : 227 magasins et plus de 2 000 emplois pourraient disparaître dès cet été

Plus de 200 magasins Carrefour pourraient disparaître dans les prochaines semaines, faute de repreneurs concrets.

Thumbnail

Comme révélé ce week-end par nos confrères du Midi Libre, seuls 23 magasins Carrefour sur les 272 menacés de fermeture ont à l'heure actuelle un repreneur potentiel. 22 autres sont par ailleurs attendues et devraient être étudiées bientôt. Par conséquent, pas moins de 227 n'ont pas reçu d'offres concrètes et pourraient disparaître dès l'été prochain, entraînant la suppression de 2 100 emplois aux quatre coins du pays. Cette sombre perspective, qui découle directement du plan social annoncé en février dernier, est farouchement dénoncée par les salariés qui attendent des explications de la part de la direction.

"Les salariés n'ont qu'une envie : que la direction rende des comptes !"

Joint par téléphone, Frédéric Roux (Délégué syndical central de la CGT pour Carrefour proximité) nous fait part de la colère des employés qui exigent des réponses et des solutions quant à leur avenir. "Aujourd'hui, les salariés n'ont qu'une seule envie, c'est que Carrefour rende des comptes", explique-t-il ainsi, avant de poursuivre : "Il faut justifier ces licenciements annoncés. Est-ce que Carrefour met vraiment les moyens pour reclasser ses salariés en interne (...) et pour trouver des repreneurs ? La question se pose", s'interroge-t-il.

Et l'intéressé de rappeler que l'enseigne ne parviendra pas à reclasser tout le monde, en raison du faible nombre d'offres disponibles. "La bourse d'emploi Carrefour a proposé à peu près 1 500 offres. Mais, si vous enlevez la part des offres d'emploi en CDD, si vous enlevez la part des salariés en CDI pour les étudiants (8h ou 4h par semaine) et si vous enlevez ensuite les offres pour les cadres en banque, il n'en reste pas beaucoup pour les salariés qui veulent aller dans les 'market' et hypermarché. Il va en rester 400 valables à proposer aux 2 200 salariés restant. Mathématiquement ce n'est pas possible !", affirme-t-il.

La situation semble donc dans l'impasse et bon nombre de communes doivent désormais s'attendre à voir leurs magasins de proximité metrre la clé sous la porte.

Propos recueillis par Steven Gouaillier