Malika Séguineau : "Après le 14 juillet il sera très difficile d'organiser un grand rassemblement comme auparavant"

Malika Séguineaux, la directrice générale du PRODISS était l'invitée du Loft Music d'Yvan Cujious pour expliquer la situation actuelle des festivals français.

Comment le public réagira t-il aux nouveaux comportements à adopter en matière d'événements culturels ? C'est toute la question que se pose Malika Séguineau, Directrice générale du PRODISS, le syndicat national du spectacle musical et de variété en France.

Au micro d'Yvan Cujious dans le Loft Music, elle est revenue sur la situation inédite qui touche le domaine culturel en France suite à l'épidémie de Covid-19. "Pour nous, il est important de s'inscrire dans un calendrier, dans une visibilité" s'est-elle exprimée, avant de poursuivre : "on nous indique que ces grands rassemblements ne sont pas possibles jusqu'à la mi-juillet". Suite aux décisions d'annulation en masse de plusieurs festivals (Les Eurockéennes de Belfort, Les Francofolies de La Rochelle, le festival d'Avignon...), Malika Séguineau est revenue sur le sujet qui préoccupe le monde du spectacle et de la culture, celui de l'après 14 juillet. Une des incertitudes principales est notamment pour elle et le personnel du PRODISS de savoir "comment le public va réagir, comment il va revenir dans nos lieux de festivals, dans nos lieux de salles, que ce soit de théâtre ou de musique". C'est ce qui inquiète en plus haut point la directrice du syndicat, s'exprimant sur ces interrogations en disant qu'après le 14 juillet, "il sera très difficile d'organiser un grand rassemblement comme auparavant".

"On a 3 semaines où il faut qu'on travaille avec le gouvernement sur un calendrier de sortie, sur un calendrier de reprise" a t-elle martelé, avant de poursuivre sur la volonté d'avoir impérativement "un plan de relance massif" pour le secteur culturel sans quoi "on ne se relèvera pas". Malika Séguineau a également évoqué les assurances qui doivent "faire le travail" pour pallier aux difficultés présentes et à venir. Elle a d'ailleurs conclue cet entrevue en répétant que le monde du spectacle et le PRODISS comptaient "sur les assurances pour jouer leur rôle".