Didier Rykner : "À Paris, les arbres des jardins disparaissent au profit de constructions"

Didier Rykner, directeur de la rédaction de "La Tribune de l’Art" et auteur de "La disparition de Paris" (Éditions Belles lettres), était l’invité d'André Bercoff le 28 janvier 2022 sur Sud Radio dans "Bercoff dans tous ses états".

Didier Rykner :
Didier Rykner, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Dans son livre, Didier Rykner met en évidence la disparition d'arbres dans Paris. Pour lui, il s'agit d'une politique assumée.

 

Didier Rykner : "Les arbres qu’ils coupent, malgré les promesses, la ville de Paris ne les remet pas"

"Depuis quelques années, la mairie de Paris fait disparaître la végétation, les arbres. Il suffit d’ailleurs d’aller voir le hashtag #déforestationurbaine, que j’ai mis sur Twitter. Il suffit d’aller sur Google Earth et comparer l’avant et l’après. On voit que les arbres des jardins privés disparaissent au profit de constructions. Cela, parce qu’on densifie Paris, alors que Paris est déjà l’une des villes les plus denses.

Dans mon livre, il y a cet exemple du 45, avenue du Maréchal Fayolle, dans le 16e arrondissement. Il y avait un bout de forêt à côté du périphérique, qui a disparu au profit de quatre constructions. D’ailleurs, les arbres qu’ils coupent, malgré les promesses, ils ne les remettent pas", a fait savoir Didier Rykner.

"Il y a de généreuses subventions aux associations, on arrose les copains"

"Je pense que les Parisiens ont beaucoup de mal à se débarrasser d’Anne Hidalgo. Vous savez, on ne vote pas pour un maire, on vote pour un maire d’arrondissement. Ensuite, il y a des swinging states, comme aux États-Unis.

Ensuite, à la dernière élection, la concurrence n’était quand même pas bonne : Rachida Dati, Agnès Buzyn… Les gens préféreraient mieux. Troisièmement, il y a eu le Covid, la campagne sur le terrain a donc été compliquée. Et puis il y a de généreuses subventions aux associations, on arrose les copains. Il y a donc un clientélisme qui se fait, qui fait qu’il est très difficile de se débarrasser d’Anne Hidalgo. Et elle a besoin de ce clientélisme : vous savez, les finances de la Ville de Paris ne vont pas bien. La Ville de Paris se fait, par exemple, payer par les offices HLM en avance des loyers qu’ils vont recevoir. S’il n’y avait pas cette rentrée d’argent, où en serait-elle aujourd’hui ?", a poursuivi Didier Rykner.

 

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